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mardi 24 mars 2015

De la brume londonienne à la poussière de la savane...


Merci enfants du monde UK !


 

Tous les mercredis, qu''il vente ou qu'il pleuve, elles marchent. Pas après pas, semaine après semaine, elles alimentent la caisse d'Enfants du monde UK, en versant 10 £ à chaque sortie.


 

Enfants du monde UK, qui sont-ils ?

L'automne, elle marchent...

Enfants du monde UK est une association issue des rencontres successives qui jalonnent la vie de Priscille, sa fondatrice. Quelques années d'expatriation et une sensibilité envers les enfants défavorisés qui n'ont pas la chance d'aller à l'école, font le reste. Priscille, donc, habite quelque temps à Hong Kong et s’investit dans une grosse association où elle joue un rôle actif. Puis le travail de son mari la fait rentrer à Londres avec sa famille. Mais elle ne trouve pas son compte dans cette grosse association qui la déçoit : de l'argent mal utilisé, des décisions prises sans concertation, des responsabilités diluées qui laissent une impression de gros gâchis. Priscille reprend sa liberté mais elle reste sur sa faim. 
Elle crée alors Enfants du monde UK en 2005. Toujours tournée vers l'éducation, l'association veut être en prise directe avec le receveur du don.
Alors, lorsqu'une amie commune lui parle de notre ONG, Priscille accroche tout de suite. Le principe « 1€ de don c'est 1€ affecté au bénéfice des villageois », lui plait. En effet, à Enfants du monde UK, ils connaissent l’origine de chaque livre (£) donnée, et ils savent que c'est dur de lever des fonds. Ils veulent savoir comment l'argent est utilisé car ils se sentent totalement responsables des dons qui leur sont faits. 

 

 

Elles marchent l'hiver...

  Enfants du monde UK, comment cela marche*


À l'occasion du café de rentrée de Londres accueil (un groupement qui rassemble des français expatriés à Londres) l'association est présentée avec toutes les autres. Cela permet de toucher les personnes qui n'ont plus ou pas d'enfants au Lycée Français de Londres. On peut donc dire que l'association a aussi une fonction sociale qui permet de mettre en contact des personnes qui n'auraient autrement pas beaucoup de chance de se retrouver.

 * (heuuu... l’impétrante qui écrit ces lignes a fait ce jeu de mot facile sans même s'en rendre compte !




Elles marchent au printemps...



Après, c'est tout simple : on s'inscrit aux marches du mercredi, ponctuellement ou pour l'année, et
chaque mardi, hop ! on reçoit un mail avec le lieu de rdv et le programme de la marche du lendemain (15 km à 25 km). Pique-nique tiré du sac et 10£ à prévoir pour la participation. Tout l'art de Christine, la responsable des sorties, est de gérer avec doigté, finesse et expérience... la météo !








Et elles bronzent en été !
 

 

 

 

Enfants du monde UK et coup de pousse


En 2014 Enfants du monde UK a participé à la construction de la cantine de Nagou et en 2015 ils sont partie prenante dans la construction du bâtiment de l'école primaire du village. Cette participation représente des milliers de pas mis bout à bout et coup de pousse est extrêmement fier d'avoir réussi à susciter cette confiance et d'autant plus encouragé à continuer dans la voie qu'il s'est tracée.










 
 En savoir plus sur Enfants du monde UK



mardi 10 février 2015

Dernier coup de tampon !





Samedi dernier, à Paris, se tenait l'assemblée générale de coup de pousse. Alors, une fois n’est pas coutume, aujourd'hui nous resterons en France.
Ah ! Les AG... c'est toujours un peu ennuyeux : des mots, des chiffres, des votes... On y va parce qu'il le faut et on s'ennuie un peu en attendant le verre qu'on ne manquera pas de vous servir à la fin.
 Eh bien pas du tout ! Patrick a présenté nos actions pour 2014 et nos projets pour 2015. C'était le moment de voir de près les nombreuses photos des constructions. Nous avons eu beaucoup de questions sur celles-ci, puis sur l'eau : peut-on créer un barrage et une grande citerne ? Notre politique sur les engrais a été challengé : avons-nous eu raison de distribuer des engrais (phosphates) et à court terme ainsi éviter une famine quasi certaine ? Ou fallait-il penser tout de suite sur le long terme et mettre en place une politique d'agriculture raisonnée ?
Ce fut un grand moment d'échanges d'idées, comme un conseil d’administration en fait. Car il ne faut pas s'y tromper, coup de pousse est une entreprise, à but philanthropique certes, mais une entreprise où toutes les divisions sont prises à bras le corps, organisées, planifiées, gérées avec des budgets et des objectifs. Le tout en assimilant la culture locale et les besoins que nous transmettent les villageois. Et notre jeton de présence, c'est la satisfaction intense que nous retirons de tout cela : voir les bâtiments monter, les enfants manger à la cantine, les villageois lentement se développer...

Et nous étions tellement absorbés par nos discussions que nous avons failli oublier d'approuver les comptes* et le budget 2015 !
Chose faite, la séance s'est clôturée par la signature officielle par coup de pousse du Pacte d'aide aux villageois. Et notre ami président a mis tellement d'énergie dans son coup de tampon qu'on a cru un moment que ce serait la première et dernière utilisation de celui-ci.
Et après, nous avons enfin pu le boire, ce verre !





* vérifiés par un commissaire aux comptes agréé, bien que ce ne soit pas obligatoire, notre association n'étant pas reconnu d'utilité publique

mercredi 29 octobre 2014

Pierre-Louis, 22 ans, nous raconte Nagou


Au début du mois, Pierre-Louis, 22 ans et membre de coup de pousse depuis sa création, est allé à Nagou pour la première fois. 
De façon touchante et émouvante, il nous raconte une rencontre...


 

Malgré mon jeune âge, j’ai eu la chance de pouvoir beaucoup voyager et découvrir le monde et ses mille et une cultures. J’ai pu me perdre dans les dunes du désert d’Oman, contempler la faune de la savane tanzanienne ou encore admirer la vue vertigineuse du haut d’un temple maya au Guatemala. Lors de ces excursions j’ai également constaté comment vivaient d’autres populations, bien éloignées du confort parisien. Jusque là, j’étais même convaincu de ma compassion envers ces personnes qui côtoyaient la misère quotidienne. Je me disais que je savais ce qu’ils traversaient, bien que je ne sois pas moi-même dans cette situation. Mais voir ou savoir les choses est bien éloigner du fait d’en avoir conscience.




Quand on fait du tourisme dans un pays relativement pauvre, la misère des habitants fait presque parti du voyage, du folklore inhérent aux lieux et aux paysages si exotiques. On s’émerveille à la vue d’une civilisation différente et l’on s’émeut devant les besoins de la population. Alors, dans un élan de bonté, on donne des sous, crayons et autres objets à quelques enfants qui nous remercient d’un regard brillant, le sourire aux lèvres. Puis on se congratule de notre propre bienveillance. J’ai été et serai sûrement encore cette personne.
Pourtant, aujourd’hui, je n’ai plus envie de n’être que celle-ci, je veux être davantage. Car voilà, il y a quelques semaines, je me suis rendu au Togo avec mon père pour participer à l’avancée de notre association humanitaire coup de pousse.


Pierre-Louis livre avec Martine et Kader (le chauffeur), le matériel pour la cantine


Je ne m’étalerai pas sur tout ce que j’ai pu voir, entendre ou faire ; sur chaque personne que j’ai pu rencontrer qui possèdent, eux, une bienveillance bien autre que celle dont je parlais ci-dessus ; sur chaque paysage représentant une Afrique nous faisant oublier tous nos clichés occidentaux ; ou sur chaque scène de la vie courante, à la fois touchante et terrible. La seule histoire que je veux raconter ici, c’est celle de ma rencontre avec un enfant de Nagou.


Assemblée au village


Pendant plusieurs heures, j’étais resté sur la place du village où sont actuellement les constructions réalisées grâce à l’aide de coup de pousse, à écouter les demandes des jeunes de Nagou (ceux-ci ne voyaient pas souvent un jeune occidental et trouvaient sûrement le « fils du patron » plus accessible pour formuler leurs requêtes). Puis, m’éloignant de la foule et du soleil, je décidai d’aller explorer la partie du village plus « authentique », composée des champs et des habitations. 


La case du nouvel ami de Pierre-Louis


C’est au détour d’un arbre à l’ombre bienfaitrice, qu’un jeune collégien vint me trouver. Je lui demandai ce qu’il voulait, m’attendant à ce qu’il veuille de moi un quelconque objet comme ses camarades. Cependant, celui-ci me dit de le suivre car il désirait me montrer quelque chose : sa maison. Je pus alors voir comment ils vivaient, lui, sa mère et son petit frère, dans une case en terre d’environ deux mètres carré où un nid de mouches avait également élu domicile.



Le fétiche de la famille, objets sacrés, qui ne sont pas montrés à n'importe qui.


Il me présenta aussi fièrement un objet de bois sculpté que j’appris être par la suite une sorte de fétiche animiste protégeant les lieux. Comme cela semblait lui faire plaisir, je pris des photos de tout ce qu’il me montra. Puis je pris l’appareil pour photographier sa mère qui se mit à danser ainsi que son petit frère qui bondissait en riant. Je ne me rappelle pas avoir jamais vu une joie aussi vraie qu’en ces personnes qui savaient que j’emporterai avec moi leurs images en France.

Finalement, le jeune collégien, qui me raccompagna jusqu’à la place, ne me demanda qu’une seule chose : des vélos pour lui et ses quelques camarades qui allaient au collège dans un autre village.


La joie spontanée de la maman de Labelunga

Je ne sais pas encore pourquoi ce souvenir parmi tant d’autres est celui que je désire le plus raconter, mais je suis sûr d’une chose : je ne pourrais jamais enseigner davantage à cet enfant de onze ans, parlant difficilement le français, que ce que lui, m’a appris ce jour là.
Je crois que ton nom est Labelunga mais pour être sûr de ne pas me tromper je dirais simplement : jeune homme de Nagou, merci beaucoup, je veux aider ton village qui m’a donné bien plus que je ne l’ai fait.

Un grand merci à Pierre-Louis de nous avoir fait partager ces émotions et à bientôt pour la suite de cette aventure humaine passionnante...





jeudi 25 septembre 2014

821 km de course et 8612 € de collectés !




Des chiffres :

  • 1 podium pour Murielle. Première des vétérans cat.1 et 5e des femmes sur le 45 km : 5h et 7 sec. !
  • 1 place de 42e sur 380 au départ pour Nicolas sur le 83 km : 9 h et 53 min.
  • 3 kg de pâtes sur la table la veille de la course.
  • 15 coureurs motivés.
  • 38 dons récoltés par le meilleur collecteur.
  • 171 dons enregistrés à ce jour.
  • 300 bénévoles sur le parcours des courses.
  • 821 km courus ce samedi par nos traileurs.
  • 10000 allers et retours pour guetter, rattraper, encourager, motiver, menacer, admirer, acclamer et récupérer nos coureurs.
  • 16000 mètres de dénivelé avalés par nos champions au total, l’équivalent d’un Everest et un K2 réunis !
  • Et un dernier chiffre : 8612 euros de collectés pour Nagou, 126% de l’objectif de départ !


La veille au soir : au menu, pâtes et compote de pommes.
Victor, très tôt le matin, au départ du 83 km.
Remise des dossards du 15 km un peu plus tard : Anna, Marguerite, Victorine, Périne et Lucas


Griffes de sorcières sur le parcours

Dominique, début des 83 km. Tout va bien !
 
Pierre à l'arrivée des 45km : « Je veux un ice-teeeaaa ! »



Alexandre avec Pierre, ami et supporteur attentif.
Alex a trouvé un second souffle pour finir et boucler les 83 km !
Nicolas, 42e sur les 330 à l'arrivée du 83 km

 

 

Des mots :


« Wahou ! » (Fabien)
« Ambiance exceptionnelle »
« Ambiance géniale »
« Un nombre incroyable de bénévoles »
« C’est la première fois qu’on m’épluche mes quartiers d’orange ! » (Fabien)
« Un paysage magnifique » (Anna)
« Je n’étais pas bien, je n’arrivais pas à m’alimenter, à Bangor j’ai failli abandonner mais impossible, j’ai pensé à tous mes donateurs ! (Alexandre, médaille d’argent des collecteurs)
« Dur, raide. Plus de sentiers côtiers avant trois mois ! »


Le lendemain, une... phodeur intéressante !


Une ambiance électrique et prenante par un temps radieux dans un site exceptionnel : la Bretagne sous son meilleur jour !  C’était vraiment un très beau week-end de solidarité. Nous avons pu communiquer sur Nagou, parler ce notre action, expliquer et puis, il faut bien le dire, nous nous sommes aussi amusés comme des fous à… courir après ceux qui courraient. ! Et même à courir avec, comme l’a fait Patrick pour encourager l’un de nos traileurs qui faiblissait.

Préparation du match. Lisez bien le haut de la banderole : ils étaient avec nous le jour du trail mais nous étions aussi un peu là-bas samedi dernier !


Pendant ce temps, à Nagou...


... Que se passait-il ?  Un grand match de foot avait été organisé,  pour encourager nos coureurs et être solidaire de leurs efforts, les bleus ont joué contre les rouges, juste après une grande pluie. À cette heure nous ne savons pas qui, des bleus ou des rouges, ont gagné le match !

La boue, les joueurs de foot en ont l'habitude, mais jouer pieds nus ?!



Patrick part au Togo dans les semaines qui viennent. Comme d’habitude, il fera le point sur les travaux en cours. Il fera aussi le point sur les besoins des villageois afin de décider des travaux pour 2015. Où en est la construction des latrines (toilettes sèches) ? Les plantations ?  La remise en état des forages ? L’exploitation des grottes de Nok ?

Construction des latrines non loin du site de l'école. Pas très sexy comme photo, mais l'utilité de la construction n'est pas à démontrer !

Encore beaucoup de travail et de discussions en vue. Mais grâce à vous tous et à votre soutien, cela avance plus vite. Bravo aux coureurs-collecteurs, merci à tous les donateurs et à tous ceux qui suivent notre action !

À bientôt...



jeudi 7 août 2014

Une si jolie maternelle !

Le mois d'août s'étire doucement et la France est en roue libre. Alors que la torpeur de l'été nous envahit, là-bas, à Nagou, les constructions continuent à monter. Et nous avons maintenant une belle maternelle prête à accueillir les 70 petits du village. Juste quelques détails restent à terminer.






Bâtiment avant l'intervention de coup de pousse
Ancien bâtiment construit il y a une vingtaine d'années par une ONG espagnole, il a été totalement révisé : son toit est neuf, les gouttières et les robinets des citernes ont été refaits et il a naturellement été repeint. N'est-ce-pas qu'elle est toute pimpante cette maternelle ?!

Un mur d'enceinte entoure la maternelle afin de protéger les jeunes enfants et... d'empêcher les plus grands de venir jouer chez les petits. À peine visible sur la photo, un énorme manguier donne de l'ombre dans la cour.


Et ce n'est pas tout. L'apatame voisin a été totalement révisé. Transformé en réfectoire, il pourra accueillir ces mêmes enfants pour prendre un repas le midi.





Apatame avant transformation
De dos. Un toit en dur a été posé. On aperçoit la maternelle à droite

Et puis comme il faut bien que les repas soient préparés quelque part, coup de pousse a construit une cuisine dotée d'un magasin de stockage non loin de là. Juste assez loin pour que les enfants ne soient pas perturbés par les odeurs de cuisine pendant la classe. Difficile de se concentrer lorsque les estomacs crient famine !


La cuisine sera faite dans ce bâtiment, spécialement construit à cet effet, par les mamans qui viendront à tour de rôle (les femmes de Nagou sont très organisées).


 Et grâce à la collecte réussie de la marche de Forts en avril, 80 tablettes, 80 tabourets 30 nattes, des gobelets et quelques couvertures seront achetés prochainement pour équiper ces bâtiments.

Un petit peu pour nous et beaucoup pour eux ! Merci à vous tous qui avez contribué à la réalisation de ces beaux projets. La maternelle sous le manguier, c'est FINI !

La prochaine fois, nous vous parlerons de nos sportifs qui font le trail de Belle-Île en septembre...

À suivre...




mercredi 2 juillet 2014

Du Togo à Belle-Ile en mer !




Ils sont 16 et ils y croient. Le 20 septembre, en Bretagne, dans un cadre paradisiaque, ces gazelles aux pieds plus au moins gracieux et légers, seront sur le départ de Belle-Île-en-trail, pour courir 15, 45 ou 83 km pour coup de pousse. Parmi les ajoncs, surplombant la mer qui s'éclate en bas sur les rochers, les cris des mouettes et des bécasseaux dans les oreilles, ils monteront et descendront les sentiers pendant des heures ! À eux tous ils parcourront 821 km. 821 km ! Les fous !
Ils s'appellent Alban, Alexandre, Anna, Dominique, Fabien, Florent, Guillaume, Marguerite, Murielle, Périnne, Pierre, Victor,  Matthieu, Nicolas, Sébastien et Wilfried.
Vous pouvez retrouver ces hommes et femmes généreux et motivés sur notre page de campagne du trail de Belle-Île et aussi suivre les sportifs-collecteurs qui ont déjà fait leur page de collecte :



vendredi 13 juin 2014

De l'eau, de l'eau, encore de l'eau...



Des ornières qui deviennent fondrières et rendent indispensables les 4x4 pour se déplacer dans la Région des Savanes


Ce  dernier week-end de Pentecôte a été riche en épisodes climatiques calamiteux : orages spectaculaires, grêles destructrices et pluies diluviennes. Les chanceux se trouvant dans l'est n'ont pas eu à se plaindre mais les parisiens n'ont pas été à la fête. Sur l'ensemble du territoire, lundi, les services d'incendie et de secours ont été sollicités plus de deux mille fois, pour déblayer les voies, réparer et bâcher les toitures endommagées par le vent et la grêle et intervenir dans les maisons inondées. Tout cela n'est pas inhabituel mais reste rare. Et puis nous, en France, dans ces cas -là, nous avons le 15 : «... Vous savez demandé les pompiers... ne quittez pas... »
Pour nos amis togolais, la pluie, c'est le signe de vie, de reprise des cultures et pour eux, des pluies diluviennes, ce n'est ni rare ni inhabituel. Et pas de 15, juste la communauté pour aider.
Rappel : il n’y a qu’une saison des pluies dans la moitié nord du pays, plus élevée en altitude, où se trouve Nagou, contre deux au sud, plus plat. Dans cette région de climat subsaharien semi-aride, on ne distingue donc que deux saisons : une saison des pluies entre mai et octobre, et une saison sèche entre novembre et avril. 




À Paris, en fin de week-end, on pouvait aussi parler de mousson tellement l'humidité était suffocante. Alors il vous faut imaginer cela à Nagou pendant des jours et des semaines, presque toute la durée de la saison des pluies. Oh, il ne pleut pas tout le temps, mais il y a souvent des averses violentes qui noient les paysage et les routes sous de gigantesques mares d'eau. Nous en avons eu un petit aperçu en janvier, lors d'une averse exceptionnelle à cette époque de l'année. En quelques minutes, le paysage est devenu une multitude de flaques d'eau et de boue rouge. La latérite ne boit pas cet excès d'eau qui s'accumule et cause de gros dégâts : routes emportées et cases détruites. Nagou est sur un plateau et risque moins ces inondations destructrices. Ces dernières années la route pour accéder au pied du plateau s'est beaucoup améliorée. On monte à Nagou par un long ruban bétonné qui semble indestructible. Il m'a fait penser aux plaques de l'autoroute du Sud qui nous secouent dans tous les sens depuis des années. Mais au moins ce béton a l'air solide et moins sujet à être emporté.
Mais on ne peut parler de la saison des pluies sans ajouter que, bien que nous n'en ayons vu que le tout début, la transformation brutale de la nature est un phénomène fascinant. Les rouges de la terre et les verts, tendres et violents à la fois, sautent aux yeux et vous font aimer ces paysages qui deviennent éclatants de beauté sauvage.
Cette nature si proche et si belle mais qui reste malgré tout si dangereuse pour celui qui ne se méfie pas. 



Pour en savoir plus

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