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vendredi 15 septembre 2017

Ils courent, ils courent pour de la lumière



Un soir...

... où nous quittions plus tard que d'habitude les villages, nous découvrons la nuit, la vraie nuit, le noir profond, cette nuit qui vous enveloppe et qui tombe très vite dès 18h. Celle que nous ne connaissons plus dans nos pays occidentaux. Dans la savane, la seule lumière est alors celle de nos phares et çà et là et quelques feux de bois pour faire la cuisine. Nuit complète sur le plateau ! Un peu angoissant pour nous (le dernier lion a été vu dans les années 80 mais quand même !) et pourtant c'est le quotidien des togolais des villages où lorsque le soleil disparait, la vie et les activités doivent s'arrêter. 
La lumière ! Cela nous parait tellement naturel, pour nous, de tendre la main vers l’interrupteur et d’allumer dès que le jour baisse. N'est-ce pas un droit universel au même titre que l'électricité ? Car comment faire ses devoirs alors lorsqu'on rentre de l'école et qu'il fait nuit ? Et n'est ce pas absolument odieux de savoir qu'une femme ou son bébé va perdre la vie simplement parce qu’il fait nuit et que l'infirmier ou la matrone ne peut faire le geste qui sauve ?


et donc...

... nos sportifs l’ont bien compris et une fois de plus se sont mobilisés pour récolter des fonds qui serviront à installer des plaques solaires sur le collège du plateau et au centre de santé de Boré.

  Run4Togo : une équipe de quatre traileurs. Ils sont brillants, ils sont lumineux et nous éclairent avec leur énergie et leur générosité !  Caroline, Cécile, Florent et Olivier vont courir le 23 septembre prochain le LG Trail, Lausane-Genève 100km en relais et sur leur page de campagne, vous trouverez toutes les infos sur le projet.

Aidez les et soutenez-les en postant sur notre page FB et/ou en faisant un don sur leur page.



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samedi 28 janvier 2017

Et l'école sortit de terre !



Maternelle de Lokpergou terminée. Juste un peu de ménage à faire !


Lokpergou : la maternelle


La maternelle de Lokpergou est terminée ! Toute la population a mis les bouchées doubles. Il a fallu tout d'abord finir de réparer la route, ensuite les villageois ont aidé pour apporter les cailloux, les concasser, faire les fondations, puis apporter l'eau pour faire le ciment... Tout cela en même temps que le travail des champs car c'était aussi le temps de la récolte. Et pour les femmes (qui participaient plutôt deux fois qu'une) s'ajoutaient à cela les taches habituelles de cuisine, soins des enfants, portage d'eau... : épuisant. Mais ils la voulaient leur maternelle depuis le temps qu'on en parlait ! Et le résultat est à la hauteur de leur espérance. La suite en images :





Cela fait presque deux ans que ces cailloux attendaient là. Les femmes les avaient concassés, puis apportés dans des cuvettes sur leur tête.














Les murs qui montent...














Les latrines sèches spécialement conçues pour la maternelle...














Un petit coup de peinture pour que cela soit tout beau...






Une douche pour pouvoir nettoyer les petits. (Rappel : les couches n’existent pas et une douche ce n'est pas de l'eau courante à profusion mais plutôt un local pratique à disposition des aides maternelles + une évacuation des eaux usées)







 





On ne se lasse pas de la regarder sous toutes les coutures !










La photo est de très mauvaise qualité mais ils ont tellement bossé pour cette école qu'ils ont bien mérité leur minute de gloire même pixelisée !

Et hop, yapuka inaugurer ! Ce sera fait bientôt, lors de notre voyage de février.

Le prochain billet vous montrera des images de l'école primaire qui est sortie de terre également et qui pousse comme un champignon.

À bientôt !



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dimanche 27 novembre 2016

Tous au cinéma !


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur coup de pousse 

(et que vous n'avez jamais osé demander) en 6.05 minutes...

 

Cliquer sur l'image




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samedi 15 octobre 2016

C'est la rentrée !



La rentrée ?! 😳 Oui, au Togo c'est la semaine de la rentrée scolaire. La saison des pluies et des gros travaux des champs qui occupent toute la famille (enfants compris) est terminée. Il n'y a plus maintenant qu'à regarder le maïs, le sorgo et le mil pousser. Bon, j'exagère un peu, mais tout cela explique que la rentrée scolaire soit si tard. Plus tôt, les classes seraient vides.
Nous y partons donc lundi prochain pour la semaine. Pour nous aussi, ce sera un peu la rentrée car notre dernier voyage date d'avril. Bien sûr nous sommes en contact de façon hebdomadaire avec le chef de projet (Didier), notre agent de développement (Joel) et le Peace Corps de Nagou (Michael) mais cela ne remplace pas le contact direct. Et puis il s'est passé tant de choses depuis notre dernier séjour. Du moins bon mais aussi de bonnes choses encourageantes. 
Ainsi la route qui avait été réparée avec tant d'ardeur par les villageois a été emportée en partie par les pluies torrentielles : le pont construit a tenu mais tout autour, la route a été avalée par les eaux. Il va nous falloir trouver une solution afin que les camions de chantier puissent se rendre à Lokpergou et qu'on puisse construire la maternelle et l'école primaire.

Seuls les piétons et les motos se débrouillent pour passer, aucun engin à 4 roues ne peut accéder

Il est en effet urgent de construire en dur cette école de Lokpergou car encore un fois, les pluies diluviennes ont fait effondrer le toit de fortune de l'apatame (abri de terre séchée et de paille) qui servait à abriter une partie de élèves. 


On voit bien sur la photo que la partie en dur a été protégée mais l’école a perdue 50% de sa capacité d'accueil

Mais heureusement il y a des bonnes nouvelles. Ainsi dans le cadre du reboisement du plateau 1000 plans de jeunes arbres, anacardier, manguiers et acacias, ont été distribués dans les villages afin d'être planté. Il faut maintenant veiller à les protéger du pâturage lors de la prochaine saison sèche. 

À Lokpergou c'est le champ scolaire qui a été reboisé

Et puis encore, sur une initiative locale les villages ont commencé à organiser le Thimo (Travaux de haute intensité de main d'œuvre) du collège. Le projet a l'assentiment du préfet ce qui est très important. Cela devrait aplanir les difficultés administratives inhérentes à un projet de cet importance. Les trois villages se sont entendus et il semble que l’emplacement soit déterminé pour de bon. Nagou se fait toujours tirer l'oreille pour rejoindre la communauté du grand plateau mais la porte lui reste ouverte !
En attendant les pierres nécessaires aux fondations ont été réunies à l'emplacement futur et les populations sont très motivées. 

Un champ de cailloux qui va devenir les fondations du collège


La pose après l'effort

Et voilà, that's all folks ! Plus de nouvelles à notre retour.

À bientôt...

Ps : vous voudrez bien excuser la qualité moyenne des photos, le matériel de notre photographe n’étant pas à la hauteur de son talent.



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dimanche 2 octobre 2016

Le témoignage de Marguerite : un billet sur l'oubli, la joie et les courbatures.

(Temps de lecture : 3 minutes si vous faites semblant, 5 minutes si vous êtes rapide​, 7 minutes si vous le lisez avec le café et 20 minutes si... non, là vous vous êtes juste endormi.)


Résumé : 

Avant : ​​« Mais pourquoi j'ai dit que je le courais ? » Et ​​« Des sous pour le Togo s'il vous plaît ! »
Pendant :​​ « Aïe » et​​ « Oh ! c'est beau »
Après : ​​« Merci beaucoup pour les dons ❤️ » et ​​« C'est quand le prochain ? »

J+15

La vie quotidienne a repris son allure à 4:55 min du km (margueblague de runneuse) et on p​ourrait croire que j'ai oublié qu'il y a même pas deux semaines j'accomplissais mon objectif de l'année : courir les 45 km du trail de Belle-Ile (1). Mais en fait, non.
A été effacée de ma mémoire la semaine de doute précédent le week-end du trail :​​ « Je suis pas prête. Je vais pas y arriver. Je vais dépasser la barrière horaire. Je vais me blesser. » Ont disparu de mon esprit les minutes d'angoisse juste avant le départ : ​​«Mais qu'est ce que je fais là ? » Sont ​partis ​aux oubliettes les moments de souffrance pendant le parcours :​​ « Non ​i​l reste encore une montée ? Mais nooon.​ ​J​'​e​n​ peux plus là. Mes cuisses peuvent plus. »

   Et qu'est ce qu'il reste ?

  • la beauté des paysages qui nous entourait​ ;​
  • le sourire des bénévoles jamais lassés de tendre les mêmes bouteilles de ​b​reizhcola à des traileurs grimaçants, suants et pressés ;
  • les encouragements des spectateurs qui ne se contentaient pas de supporter leur coureur mais sacrifiaient leur voix pour tous les participants ; 
  • les ​six​ heures de course partagée avec un frère quasi-australien que je vois seulement une fois par an ; 
  • les pleurs de bonheur et d'incrédulité (2) dans la descente qui mène à l'arrivée ; 
  • la fraicheur de la Corona que mes deux copines attentionnées m'ont tendue deux minutes après la fin de la course (3)
  • la fierté de voir mon père faire un meilleur chrono que ses enfants (4) pour son dernier trail et de voir mon oncle finir son premier trail de 45k ; 
  • la joie de voir courir sur différentes distances mon père, deux de mes frères, ma future belle-sœur, mon oncle, ma cousine et ma tante ; 
  • et enfin, on ne va pas mentir, restent aussi gravées dans ma mémoire les courbatures et la fatigue musculaire (qui ont du mal à partir).
Vous vous dites : « Il manque quelque chose dans son récit. » Évidemment, et il manque même l'essentiel !

 

 Car surtout, surtout, ce qu'il reste ​:​

  • ce sont ces 1180€ que vous avez eu la générosité de donner à coup de pousse via Emma et moi ; 
  • ce sont ces ​presque 22000€ que notre groupe d'une vingtaine de traileurs a récoltés ; 
  • c'est cette envie d'école primaire qui devient concrète dans l'esprit des enfants et des parents du village de Lokpergou ;
  • c'est cette idée que certes la course c'est individuel et un peu débile mais que toute chose stupide peut avoir une finalité​ utile​ si on y s'y attelle ; 
  • et enfin c'est cet élan pour coup de pousse qui n'a pas commencé avec cet école et qui ne s'arrêtera pas en si bon chemin.
Qu'est ce que j'entends ? Un collège ? Pour 2018 ? Bon, ben il va peut-être falloir courir le 83 bornes cette fois ci (5)...
À dans deux ans alors
 
          Marguerite 


(1)  Surtout quand on me voit essayer de courir Paris-Versailles comme si j'avais les jambes toutes fraîches.
Découverte du week-end : il faut plus que 7 jours pour se remettre d'une course de 6h30.
(2)  «Déjà ?! Enfin ?! »
3)  Astuce : les packs de froid pour douleurs articulaires sont très pratiques pour garder la bière au frais.
(4)  Pour info la sœur est arrivée devant le frère. C'est important de le préciser.
(5)  Plaisante ou plaisante pas ?

 

Photothèque :

 
Les frères, la belle-sœur to be et le père.


« Face à la mer. Calo, Passy trop jeune pour mourir. » Référence chanson francophone génération Y.


Trop-plein d'émotions et d'endorphines à à l'arrivée.

Ils sont prêts.

L'école primaire actuelle, y a du boulot !


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lundi 26 septembre 2016

699 km de parcourus et 22.456 €* de collectés !





La veille, avant la pasta-party. Il a été remis à tous, coureurs et accompagnateurs un brassard aux couleurs de coup de pousse

  • 1 volonté farouche,
  • 25 coureurs pour coup de pousse,
  • 699 km parcourus,
  • près de 2000 inscrits sur les 4 courses,
  • 22546 € de collectés,
  • 210% de l'objectif de départ,
  • 3,5kg de pâtes de cuisinées pour la pasta party,
  • 3 classes de primaire et 192 enfants de Lokpergou qui à la rentrée prochaine auront une vraie école en dur !
Et puis aussi, en vrac : une belle place de 108e pour Alexandre qui finit l'ultra de 83km en 10h11, un podium pour Fabien (19km), 3e dans sa catégorie V1, une place de 4e dans sa catégorie pour Aline sur le 9km,  Olivier qui boucle un 45 km alors qu'il n'a découvert le trail que lors de l'édition 2014, 57 dons pour Pierre, notre médaille d'or des collecteurs, deux traileurs tout juste papa, deux mariages annoncés chez les coureurs, une retraite sportive anticipée...
Et toujours, toujours : une formidable solidarité, un plaisir immense à passer la ligne, à être ensemble et à partager ces moments forts !

* Aux sommes qui s'affichent sur notre page de campagne gérée par Alvarum, s'additionnent les divers chèques que nous avons reçus directement sans passer par la plate-forme de collecte de fonds. Ainsi Patrick et Aline en ont collecté en réalité 2385€ et non les 585€ annoncés.


Reportage photos 

25 coureurs sur 4 courses différentes : difficile de tous les suivre et de les prendre en photos malgré l'aide de nos paparazzi amateurs. Voici ce que nous avons pu saisir au vol :


Ils trépignent tous d'impatience...


Les traileurs des 9 km : Charlotte, Marianne, Aline et Camille. Au milieu, impérial, domine Jean-Marie, bellilois et Togolais.












 Enthousiaste et pleine d'entrain au départ, Marianne l'est tout autant à l'arrivée de ses 9km de trail !


Camille, de son léger pas de gazelle, franchit l'arrivée des 9km le sourire aux lèvres.


Patrick à l'arrivée des 19km avec sa groupie préférée, Aline, qui a terminé un peu auparavant ses 9 km.

Une amie encourage Dominique

Dominique, Philippe et Olivier avant le départ du 45km

Pierre déroule sur le 45km, de crique en crique et dans un paysage qui fait rêver. Il est arrivé l'avant-veille d'Australie. Il terminera porté par un mental d'acier et par les 57 donateurs qui ont cru en lui.


Pfff ! 45km ? Elle est où la difficulté ?!


Aaaah! Mettre les pieds dans l'eau après 45 km et savourer une Corona bien fraîche apportée par les copines !


Thibault et Corentin, sur le 83 km. Benjamin, Marine et Raphaël, déjà douchés et changés après leur 19km, viennent les soutenir au ravito de Sauzon.




Et le lendemain...



Petite séance de cryothérapie dans l'eau froide



Merci à tous pour votre soutien, vos dons, vos mails, textos, whatsap et autres encouragements qui nous sont allés droit au cœur. Grâce à toute cette énergie déployée nous avons pulvérisé notre objectif initial et avons les fonds pour financer le projet total. Cela veut dire que nous pourrons non seulement construire les bâtiments, les latrines et réaliser le terrain de sports mais aussi équiper complètement l'école avec les tables-bancs et lui fournir le matériel scolaire nécessaire. Fabuleux résultat grâce à vous tous !
Patrick, Emmanuelle (pousseuse de la première heure) et moi partons au Togo dans trois semaines, ce sera juste l'époque de la rentrée scolaire là-bas.

Rdv donc dans quelque temps et à bientôt...





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jeudi 19 mai 2016

Comment dénouer des conflits ou une leçon de diplomatie par les jeunes du Plateau



Prosper, Parfait et Patrick en pleine discussion à Dapaong

Ainsi que nous vous le disions dans la dernière Brève de pousseurs, un club des jeunes s'est formé sur le Plateau.

 

La rencontre  avec Parfait

Parfait est un jeune du milieu, il nait au village de Nagou, fait des études supérieures et travaille à Dapaong, la ville proche. Parfait est un jeune homme généreux qui a très à cœur le développement de son pays. À l'époque où nous le rencontrons, nous sommes sur le point de désespérer de faire travailler ensemble les quatre villages, Nagou, Lokpergou, Djapak et Boré. Car malgré la com intensive, les réunions de sensibilisations, les harangues et explications de Patrick, on en revient toujours aux mêmes arguments, aux vieilles querelles...  Ajouté à cela des rumeurs qui circulent et nous obtenons un superbe Clochemerle togolais. Impossible d'avancer et de les faire travailler ensemble. Pour nous, c'est l'impasse !



Première réunion du groupe à Dapaong

Création du club

Puis en écoutant Parfait, et plus tard son cousin Prosper, et en constatant leur motivation et leur dynamisme, Patrick a une idée lumineuse : créer un club de jeunes instruits issus des quatre villages, habitant encore ou n'habitant plus au village mais y ayant des liens très forts. Tous y auraient de la famille, des « petits frères » auxquels ils voudront donner les meilleures chances de réussite. Parfait se charge de les recruter, trois par village avec si possible la parité homme-femme. Et voilà ! Le club des jeunes du plateau est né.
En avril nous nous rencontrons et leur expliquons les tenants et les aboutissants de l'opération maïs, le projet de construction de collège et la nécessite de trouver un site commun... Ces jeunes comprennent vite, pas besoin d'expliquer longtemps. Ils ont un énorme avantage sur nous : ils peuvent tenir des propos que nous ne pourrions jamais tenir, ils sont au courant des rumeurs, des vieilles querelles dont nous ne soupçonnons pas l'existence.
En bref ils peuvent faire la morale à leur parents, démontrer aux vieux du village qu'il faut accepter le changement et oublier les rancœurs.



Au village, Joel, le nouvel agent de développement (cf Brèves n°3 p.3), aide les jeunes à s'organiser


Le miracle a lieu !

Un signe qui ne trompe pas : les jeunes décident que la première réunion aura symboliquement lieu à Nagou, le siège de la résistance. Ensuite ils font réunion de sensibilisation sur réunion de sensibilisation (plus efficaces que les nôtres on dirait 😏 car nous avons commencé à en sentir les effets lors de notre dernier voyage en avril).  Enfin, cerise sur le gâteau de cette communication intensive, une réunion des chefs de village et de groupes des 4 villages a lieu à Nagou. L'objet de la réunion ? Trouver un consensus sur le lieu de construction du collège commun. Ce que nous cherchons à faire depuis des mois sans jamais y arriver !
Ah ! Bien sûr, il y a encore à faire mais grâce à ce groupe dynamique et motivé nous allons réussir à faire par la diplomatie et le consensus ce que nous n’aurions jamais résussi à faire autrement.

Chapeau et merci les jeunes !


Nota bene :
Il est quand même un domaine où, à mon grand désespoir, ce groupe de jeunes est un échec retentissant : sa composition qui exclusivement masculine. Les femmes sont mariées à cette âge et sous l'autorité de leur mari. Elles n'ont donc pas entièrement la liberté d'aller et venir à leur guise. De plus les femmes sont nettement moins éduquées que les hommes, il est donc très difficile de trouver des candidates. Mais j'ai confiance en Parfait, même s'il n'y en a qu'une, il la trouvera !



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samedi 13 février 2016

Le développement durable sur le plateau



Pousse d'arachide

 Il y a des sujets que nous avons très peu abordés dans nos billets. Il s'agit du reboisement, de la lutte contre la dégradation des sols et de la reconquête de la biodiversité. Ce sont des points cruciaux qui touchent de près les agriculteurs et donc quasiment la totalité de la populations des villages.


 Pas de COP 21 dans la Région des Savanes, non, mais des Togolais convaincus et dont la foi peut soulever des montagnes. Parmi eux et faisant partie de notre équipe de contacts locaux, un professeur de SVT, Salifou, qui est aussi un pépiniériste passionné et passionnant. Il faut voir comment ses yeux brillent lorsqu'il nous explique comment, avec de meilleures pratiques, on peut rendre à la terre sa fertilité, améliorer les rendements tout en luttant contre les changements climatiques, contre la déforestation... bref, comment on peut améliorer globalement le sort des populations. Salifou est à la tête d'une association de pépiniéristes appelée Sangou-man (ce qui veut dire « l'ombre est agréable ») qui fait de la formation à la sylviculture et sensibilise aux bonnes pratiques d'agriculture les collectivités dans le Nord du Togo.* 

Salifou nous a fait visiter la plantation école de Sangou-Man lors de notre dernier voyage de janvier

  

Sensibilisation et reboisement

Il va donc falloir gérer l'alliance des habitudes ancestrales et de nouvelles pratiques et convaincre les agriculteurs de changer leur façon de faire. Les agriculteurs sont par essence des hommes de tradition, il va falloir leur démontrer (de visu si possible) que l'arbre ne gêne pas la culture mais la renforce au contraire. Pour eux, en effet, l'arbre empêche la culture et de récolter.  La méthode de Salifou est donc d'abord de les sensibiliser afin qu'ils se mobilisent pour le projet. Quoi de mieux qu'un exemple ? Il propose au village de créer des plantations communautaires où chaque famille y plante vingt arbres. L'idée est que lorsque le paysan voit que cela fonctionne et est convaincu, il duplique l'opération chez lui. Et cela marche ! Salifou a commencé cette vulgarisation en 2007, il y a maintenant presque une trentaine de plantations communautaires de créées. Ces opérations sont un vrai succès. Salifou ne suffit plus la demande. Le projet lui prend tant de temps qu'il a demandé une année sabbatique cette année scolaire afin de s'y consacrer totalement.  
Le site du pépiniériste de Nagou

Le pépiniériste continue à prospérer


Un Fond mondial soutien le projet de Salifou

 

 

La plantation communautaire, marche à suivre : 

    •  un des vieux du villages donne un terrain d'un hectare où planter la pépinière communautaire ;
    • on y plante 338 arbres, 44 fruitiers et 294 autres à croissance rapide comme des Cassia qui poussent en trois ans (l'intérêt du Cassia est qu'il ne perd pas ses feuilles qui « piègent » alors le carbone) ;
    • à la saison pluvieuse on élague les arbres et cela donne de l'air et de la lumière au sol. La culture est donc possible sur le sol. On cultive entre les arbres. Le sol profite de la dégradation des matériaux végétales et se reconstitue. La communauté se partage le bois. Salifou en profite pour former ce petit monde à la sylviculture et pour expliquer comment tailler les arbres afin de pouvoir les exploiter durablement.




     Le jardin communautaire devient totalement exploitable en trois ans. Par contre l'opération demande un certain investissement financier car il faut impérativement entourer le site avec une clôture pour empêcher le bétail des dévorer les jeunes plans. C'est le vrai coût du projet car cette clôture coûte cher, bien plus que les villageois ne peuvent payer (environ 1300€). Ce sont donc souvent des ONG qui fournissent les fonds.

    Lorsque les arbres atteignent 1,20 m, on peut retirer la clôture et elle peut être utilisée à nouveau.

    Notre action

    En 2014 nous avions financé la formation d'un pépiniériste à Nagou. Il s'est installé à la limite du village de Boré près du forage. L'année suivante il a pu vendre des plants et des arbres aux villageois et à nous-même. En 2014 nous avons financé la plantation d'un arbre par enfant du primaire à planter dans le périmètre de l'école. Le projet était autant éducatif qu'à des fins de reboisement. Il était sous la responsabilisé du directeur d'école. Malheureusement, comme nous vous l’avons déjà dit, l'ancien directeur d'école étant incompétent et irresponsable et l'opération, faute de soins et d'arrosage régulier, fut un semi-échec. Mais nous recommencerons.

    La parcelle choisie n'est pas dépourvue de cailloux. Salifou démontre aux paysans que tout terrain est exploitable

    Par contre notre plantation communautaire est bien partie. Le terrain a été trouvé et la clôture a été posée à l'automne dernier, après la saison des pluies. Chaque famille des deux communautés villageoises a planté au moins 20 arbres. 

    Tendez l'oreille... vous entendez ? Vous n'entendez rien ?  Écoutez encore... ce sont les arbres qui poussent, tranquillement et sans se faire remarquer... Et c'est l'avenir des villageois qui est dans leurs racines, dans leur tronc, dans leur feuilles... Cela se fait doucement et tranquillement, il suffit d'amorcer la pompe et d'être patient !

    Replanter c'est bien mais ce n'est pas assez. Il faut aussi revenir à de bonnes pratiques agricoles. La terre est épuisée. Que faire alors? Je vous raconte cela dans le prochain post car je crois que vous avez assez  creusé, planté et élagué pour aujourd'hui !

    à suivre...



    *Pour plus d'infos sur le projet de l'Association des pépiniéristes et des planteurs de Tône-Ouest et le prix Équateur qu'elle a reçu en 2014 cliquer ici et là.

     

    jeudi 12 novembre 2015

    Appel aux dons : nous avons besoin de vous !




    Faire un don


    Il y deux semaines, comme vous le savez, Patrick et moi revenions de notre dernier voyage au Togo. Plus nous avançons, plus nous avons envie de continuer. C’est toujours aussi passionnant,  émouvant, fatiguant et stimulant à la fois.
    En plus des bâtiments construits, une de nos plus grandes fiertés fut de voir pour la deuxième année consécutive la cantine de Nagou fonctionner. Elle est déjà en partie autofinancée par les villageois.
    Devant ce succès les trois autres villages du plateau dont nous nous occupons, nous en ont demandé une ! Et tout ceci grâce à la générosité de nos donateurs. Soyez-en sincèrement remerciés.




    École primaire de Lokpergou : 146 enfants y apprennent à lire et à écrire

    Mais vous le savez, la fin de l'année est aussi l’heure des budgets et coup de pousse n’y échappe pas. Notre plus gros projet à venir est la construction d’un bâtiment d’école primaire pour le village de Lokpergou, le plus petit et le plus éloigné des quatre villages. C’est le seul des quatre villages qui n’a pas encore de bâtiment en dur pour le primaire. Le budget total est de 30000€ (sachez toutefois que si nous construisons le bâtiment, c'est toujours l’état togolais qui nomme et paie les professeurs)


    40 petits s’entassent dans la maternelle de Lokpergou


    Pas besoin de commentaire, il suffit de regarder !



    Lui, attend son école. Les parents de Lokpergou on déjà apporté les tas de cailloux pour les fondations. C'est leur contribution au chantier. Mais nous ne la commencerons que nous serons certains de pouvoir la terminer.



    Aidez-nous ! 

    Faites un don afin que les enfants de Lokpergou aient des outils pour se bâtir un avenir.  Construisons-leur ensemble une école. 
    Envoyez un chèque à l'ordre et à l'adresse de coup de pousse, 17 rue de Tournelles 75004 Paris - France ou donnez en ligne maintenant en cliquant ici.


    Merci pour votre générosité.



    Rappel - Les sommes versées à l'association ouvrent droit à une réduction d'impôts sur le revenu de 66 % des sommes versées : 30€ de don ne vous coûte en réalité que 10,20€, 100€ de don ne vous coûte que 34 €. Un reçu fiscal vous est envoyé à la suite de votre don.



    Pour en savoir plus

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