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dimanche 2 octobre 2016

Le témoignage de Marguerite : un billet sur l'oubli, la joie et les courbatures.

(Temps de lecture : 3 minutes si vous faites semblant, 5 minutes si vous êtes rapide​, 7 minutes si vous le lisez avec le café et 20 minutes si... non, là vous vous êtes juste endormi.)


Résumé : 

Avant : ​​« Mais pourquoi j'ai dit que je le courais ? » Et ​​« Des sous pour le Togo s'il vous plaît ! »
Pendant :​​ « Aïe » et​​ « Oh ! c'est beau »
Après : ​​« Merci beaucoup pour les dons ❤️ » et ​​« C'est quand le prochain ? »

J+15

La vie quotidienne a repris son allure à 4:55 min du km (margueblague de runneuse) et on p​ourrait croire que j'ai oublié qu'il y a même pas deux semaines j'accomplissais mon objectif de l'année : courir les 45 km du trail de Belle-Ile (1). Mais en fait, non.
A été effacée de ma mémoire la semaine de doute précédent le week-end du trail :​​ « Je suis pas prête. Je vais pas y arriver. Je vais dépasser la barrière horaire. Je vais me blesser. » Ont disparu de mon esprit les minutes d'angoisse juste avant le départ : ​​«Mais qu'est ce que je fais là ? » Sont ​partis ​aux oubliettes les moments de souffrance pendant le parcours :​​ « Non ​i​l reste encore une montée ? Mais nooon.​ ​J​'​e​n​ peux plus là. Mes cuisses peuvent plus. »

   Et qu'est ce qu'il reste ?

  • la beauté des paysages qui nous entourait​ ;​
  • le sourire des bénévoles jamais lassés de tendre les mêmes bouteilles de ​b​reizhcola à des traileurs grimaçants, suants et pressés ;
  • les encouragements des spectateurs qui ne se contentaient pas de supporter leur coureur mais sacrifiaient leur voix pour tous les participants ; 
  • les ​six​ heures de course partagée avec un frère quasi-australien que je vois seulement une fois par an ; 
  • les pleurs de bonheur et d'incrédulité (2) dans la descente qui mène à l'arrivée ; 
  • la fraicheur de la Corona que mes deux copines attentionnées m'ont tendue deux minutes après la fin de la course (3)
  • la fierté de voir mon père faire un meilleur chrono que ses enfants (4) pour son dernier trail et de voir mon oncle finir son premier trail de 45k ; 
  • la joie de voir courir sur différentes distances mon père, deux de mes frères, ma future belle-sœur, mon oncle, ma cousine et ma tante ; 
  • et enfin, on ne va pas mentir, restent aussi gravées dans ma mémoire les courbatures et la fatigue musculaire (qui ont du mal à partir).
Vous vous dites : « Il manque quelque chose dans son récit. » Évidemment, et il manque même l'essentiel !

 

 Car surtout, surtout, ce qu'il reste ​:​

  • ce sont ces 1180€ que vous avez eu la générosité de donner à coup de pousse via Emma et moi ; 
  • ce sont ces ​presque 22000€ que notre groupe d'une vingtaine de traileurs a récoltés ; 
  • c'est cette envie d'école primaire qui devient concrète dans l'esprit des enfants et des parents du village de Lokpergou ;
  • c'est cette idée que certes la course c'est individuel et un peu débile mais que toute chose stupide peut avoir une finalité​ utile​ si on y s'y attelle ; 
  • et enfin c'est cet élan pour coup de pousse qui n'a pas commencé avec cet école et qui ne s'arrêtera pas en si bon chemin.
Qu'est ce que j'entends ? Un collège ? Pour 2018 ? Bon, ben il va peut-être falloir courir le 83 bornes cette fois ci (5)...
À dans deux ans alors
 
          Marguerite 


(1)  Surtout quand on me voit essayer de courir Paris-Versailles comme si j'avais les jambes toutes fraîches.
Découverte du week-end : il faut plus que 7 jours pour se remettre d'une course de 6h30.
(2)  «Déjà ?! Enfin ?! »
3)  Astuce : les packs de froid pour douleurs articulaires sont très pratiques pour garder la bière au frais.
(4)  Pour info la sœur est arrivée devant le frère. C'est important de le préciser.
(5)  Plaisante ou plaisante pas ?

 

Photothèque :

 
Les frères, la belle-sœur to be et le père.


« Face à la mer. Calo, Passy trop jeune pour mourir. » Référence chanson francophone génération Y.


Trop-plein d'émotions et d'endorphines à à l'arrivée.

Ils sont prêts.

L'école primaire actuelle, y a du boulot !


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lundi 26 septembre 2016

699 km de parcourus et 22.456 €* de collectés !





La veille, avant la pasta-party. Il a été remis à tous, coureurs et accompagnateurs un brassard aux couleurs de coup de pousse

  • 1 volonté farouche,
  • 25 coureurs pour coup de pousse,
  • 699 km parcourus,
  • près de 2000 inscrits sur les 4 courses,
  • 22546 € de collectés,
  • 210% de l'objectif de départ,
  • 3,5kg de pâtes de cuisinées pour la pasta party,
  • 3 classes de primaire et 192 enfants de Lokpergou qui à la rentrée prochaine auront une vraie école en dur !
Et puis aussi, en vrac : une belle place de 108e pour Alexandre qui finit l'ultra de 83km en 10h11, un podium pour Fabien (19km), 3e dans sa catégorie V1, une place de 4e dans sa catégorie pour Aline sur le 9km,  Olivier qui boucle un 45 km alors qu'il n'a découvert le trail que lors de l'édition 2014, 57 dons pour Pierre, notre médaille d'or des collecteurs, deux traileurs tout juste papa, deux mariages annoncés chez les coureurs, une retraite sportive anticipée...
Et toujours, toujours : une formidable solidarité, un plaisir immense à passer la ligne, à être ensemble et à partager ces moments forts !

* Aux sommes qui s'affichent sur notre page de campagne gérée par Alvarum, s'additionnent les divers chèques que nous avons reçus directement sans passer par la plate-forme de collecte de fonds. Ainsi Patrick et Aline en ont collecté en réalité 2385€ et non les 585€ annoncés.


Reportage photos 

25 coureurs sur 4 courses différentes : difficile de tous les suivre et de les prendre en photos malgré l'aide de nos paparazzi amateurs. Voici ce que nous avons pu saisir au vol :


Ils trépignent tous d'impatience...


Les traileurs des 9 km : Charlotte, Marianne, Aline et Camille. Au milieu, impérial, domine Jean-Marie, bellilois et Togolais.












 Enthousiaste et pleine d'entrain au départ, Marianne l'est tout autant à l'arrivée de ses 9km de trail !


Camille, de son léger pas de gazelle, franchit l'arrivée des 9km le sourire aux lèvres.


Patrick à l'arrivée des 19km avec sa groupie préférée, Aline, qui a terminé un peu auparavant ses 9 km.

Une amie encourage Dominique

Dominique, Philippe et Olivier avant le départ du 45km

Pierre déroule sur le 45km, de crique en crique et dans un paysage qui fait rêver. Il est arrivé l'avant-veille d'Australie. Il terminera porté par un mental d'acier et par les 57 donateurs qui ont cru en lui.


Pfff ! 45km ? Elle est où la difficulté ?!


Aaaah! Mettre les pieds dans l'eau après 45 km et savourer une Corona bien fraîche apportée par les copines !


Thibault et Corentin, sur le 83 km. Benjamin, Marine et Raphaël, déjà douchés et changés après leur 19km, viennent les soutenir au ravito de Sauzon.




Et le lendemain...



Petite séance de cryothérapie dans l'eau froide



Merci à tous pour votre soutien, vos dons, vos mails, textos, whatsap et autres encouragements qui nous sont allés droit au cœur. Grâce à toute cette énergie déployée nous avons pulvérisé notre objectif initial et avons les fonds pour financer le projet total. Cela veut dire que nous pourrons non seulement construire les bâtiments, les latrines et réaliser le terrain de sports mais aussi équiper complètement l'école avec les tables-bancs et lui fournir le matériel scolaire nécessaire. Fabuleux résultat grâce à vous tous !
Patrick, Emmanuelle (pousseuse de la première heure) et moi partons au Togo dans trois semaines, ce sera juste l'époque de la rentrée scolaire là-bas.

Rdv donc dans quelque temps et à bientôt...





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vendredi 16 septembre 2016

Trail de Belle-Isle, J-1 : dans les starting-block !



Fabuleux ! Nos traileurs collecteurs ont tous été fantastiques et ont littéralement explosé les objectifs. Mais on vous en reparle dans le prochain billet car pour l'instant, on fourbit le matériel et on se prépare. 
En tout, nos 24 traileurs vont parcourir 698 km que ce soit sur l'Ultra des vagues de 83 km, sur le Trail du ponant de 45km, sur la Palantine de 19km ou sur la Course du Sémaphore de 9km. Depuis des mois ils se préparent, suivent des plans d'entrainement, gèrent leur alimentation... pour courir demain dans ce décor de rêve qu'est Belle-Ile-en-mer.
 Lorsqu'ils franchiront la ligne d'arrivée demain (car ils finiront tous, c'est sûr), en plus d'avoir la satisfaction intense d'avoir terminé et fait un effort incroyable, ils seront fiers d'avoir été les porteurs d'espoir des 192 enfants de Lokpergou. Des enfants qui, grâce à eux et à vous tous, donateurs et pousseurs de cœur, auront un belle école primaire de construite et une promesse d'un avenir plus facile.
En attendant, on va accueillir les traileurs au bateau et on se prépare à la pasta-party traditionnelle des avant-courses. Que du bonheur !
À bientôt...


Le phare à l'entrée du port de Palais au crépuscule. (photo Marguerite Legros)




Collecte d'Alexandre
Collecte d'Alix
Collecte de Benjamin 
Collecte de Camille 
Collecte de Corentin
Collecte de Dominique
Collecte d'Emma et de Marguerite
Collecte de Fabien
Collecte de Marianne et d'Olivier
Collecte de Marine et Thibaut
Collecte de Nicolas 
Collecte de Patrick et d'Aline
Collecte de Pierre
Collecte de Philippe
Collecte des Pouces de pieds

Page de campagne générale






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mercredi 17 août 2016

Belle-Ile en trail : J - 30 !




Objectif bientôt atteint 😊 Plus que 6% à collecter !
Comme nous sommes tous encore un peu en vacances (et votre servante également), je ne vais pas m'étendre de trop.  Sachez juste que nos traileurs s'entrainent dur et se déchaînent pour collecter (enfin... presque tous 😉). 

 Coup de projecteur


Vous trouverez ci-après la page de campagne du trail et toutes les pages de collectes de nos traileurs. Coup de projecteur spécial sur deux pages :
Les pouces de pieds : un groupe de bellilois, Mélissa, Rémi et Édouard, fondus de trail, qui ont été touchés par notre cause.
La page de Jean-Marie : Jean-Marie vit à Belle-Isle et il est... togolais ! Jean-Marie est installé à Belle-Isle de puis des années. Il est pâtissier dans un des meilleurs restaurants de l'Ile. Sa compagne (belliloise) et lui ont deux enfants dont une petite Adélie qui n'a que quelque semaines.
Nous sommes très fiers d'avoir rallié à notre cause ces quatre traileurs. Nous vous incitons à aller sur leur page les encourager en leur faisant un petit don (mais pourquoi petit en fait 😉 ?!) 

Collecte d'Alexandre
Collecte d'Alix
Collecte de Benjamin 
Collecte de Camille 
Collecte de Corentin
Collecte de Dominique
Collecte d'Emma et de Marguerite
Collecte de Fabien
Collecte de Marianne et d'Olivier
Collecte de Marine
Collecte de Nicolas 
Collecte de Patrick et d'Aline
Collecte de Pierre
Collecte de Philippe
Collecte de Thibaut

Page de campagne générale

Grâce à eux et grâce à vous, les enfants de Lokpergou auront leur école primaire.

Et là-bas ?




La photo n'est pas très bonne mais je peux vous assurer qu'il y a beaucoup de fierté dans le regard de ces femmes

Malgré la qualité médiocre de la photo, je partage avec vous celle du cours d’alphabétisation de Boré (cf billet du 2 juin). Michael, le Peace Corp qui vit à Nagou*, l'a prise lors d'une petite fête organisée par les femmes de la classe. Elle sont à mi-chemin du parcours et sont ravies de tout ce qu'elles ont déjà appris.
Car elle savent, elles, que l'instruction est un gage de développement et que l'école est un passage indispensable pour se développer et pour l'avenir.


*Pour en savoir plus lire le billet du 29 octobre



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jeudi 12 novembre 2015

Appel aux dons : nous avons besoin de vous !




Faire un don


Il y deux semaines, comme vous le savez, Patrick et moi revenions de notre dernier voyage au Togo. Plus nous avançons, plus nous avons envie de continuer. C’est toujours aussi passionnant,  émouvant, fatiguant et stimulant à la fois.
En plus des bâtiments construits, une de nos plus grandes fiertés fut de voir pour la deuxième année consécutive la cantine de Nagou fonctionner. Elle est déjà en partie autofinancée par les villageois.
Devant ce succès les trois autres villages du plateau dont nous nous occupons, nous en ont demandé une ! Et tout ceci grâce à la générosité de nos donateurs. Soyez-en sincèrement remerciés.




École primaire de Lokpergou : 146 enfants y apprennent à lire et à écrire

Mais vous le savez, la fin de l'année est aussi l’heure des budgets et coup de pousse n’y échappe pas. Notre plus gros projet à venir est la construction d’un bâtiment d’école primaire pour le village de Lokpergou, le plus petit et le plus éloigné des quatre villages. C’est le seul des quatre villages qui n’a pas encore de bâtiment en dur pour le primaire. Le budget total est de 30000€ (sachez toutefois que si nous construisons le bâtiment, c'est toujours l’état togolais qui nomme et paie les professeurs)


40 petits s’entassent dans la maternelle de Lokpergou


Pas besoin de commentaire, il suffit de regarder !



Lui, attend son école. Les parents de Lokpergou on déjà apporté les tas de cailloux pour les fondations. C'est leur contribution au chantier. Mais nous ne la commencerons que nous serons certains de pouvoir la terminer.



Aidez-nous ! 

Faites un don afin que les enfants de Lokpergou aient des outils pour se bâtir un avenir.  Construisons-leur ensemble une école. 
Envoyez un chèque à l'ordre et à l'adresse de coup de pousse, 17 rue de Tournelles 75004 Paris - France ou donnez en ligne maintenant en cliquant ici.


Merci pour votre générosité.



Rappel - Les sommes versées à l'association ouvrent droit à une réduction d'impôts sur le revenu de 66 % des sommes versées : 30€ de don ne vous coûte en réalité que 10,20€, 100€ de don ne vous coûte que 34 €. Un reçu fiscal vous est envoyé à la suite de votre don.



mercredi 29 octobre 2014

Pierre-Louis, 22 ans, nous raconte Nagou


Au début du mois, Pierre-Louis, 22 ans et membre de coup de pousse depuis sa création, est allé à Nagou pour la première fois. 
De façon touchante et émouvante, il nous raconte une rencontre...


 

Malgré mon jeune âge, j’ai eu la chance de pouvoir beaucoup voyager et découvrir le monde et ses mille et une cultures. J’ai pu me perdre dans les dunes du désert d’Oman, contempler la faune de la savane tanzanienne ou encore admirer la vue vertigineuse du haut d’un temple maya au Guatemala. Lors de ces excursions j’ai également constaté comment vivaient d’autres populations, bien éloignées du confort parisien. Jusque là, j’étais même convaincu de ma compassion envers ces personnes qui côtoyaient la misère quotidienne. Je me disais que je savais ce qu’ils traversaient, bien que je ne sois pas moi-même dans cette situation. Mais voir ou savoir les choses est bien éloigner du fait d’en avoir conscience.




Quand on fait du tourisme dans un pays relativement pauvre, la misère des habitants fait presque parti du voyage, du folklore inhérent aux lieux et aux paysages si exotiques. On s’émerveille à la vue d’une civilisation différente et l’on s’émeut devant les besoins de la population. Alors, dans un élan de bonté, on donne des sous, crayons et autres objets à quelques enfants qui nous remercient d’un regard brillant, le sourire aux lèvres. Puis on se congratule de notre propre bienveillance. J’ai été et serai sûrement encore cette personne.
Pourtant, aujourd’hui, je n’ai plus envie de n’être que celle-ci, je veux être davantage. Car voilà, il y a quelques semaines, je me suis rendu au Togo avec mon père pour participer à l’avancée de notre association humanitaire coup de pousse.


Pierre-Louis livre avec Martine et Kader (le chauffeur), le matériel pour la cantine


Je ne m’étalerai pas sur tout ce que j’ai pu voir, entendre ou faire ; sur chaque personne que j’ai pu rencontrer qui possèdent, eux, une bienveillance bien autre que celle dont je parlais ci-dessus ; sur chaque paysage représentant une Afrique nous faisant oublier tous nos clichés occidentaux ; ou sur chaque scène de la vie courante, à la fois touchante et terrible. La seule histoire que je veux raconter ici, c’est celle de ma rencontre avec un enfant de Nagou.


Assemblée au village


Pendant plusieurs heures, j’étais resté sur la place du village où sont actuellement les constructions réalisées grâce à l’aide de coup de pousse, à écouter les demandes des jeunes de Nagou (ceux-ci ne voyaient pas souvent un jeune occidental et trouvaient sûrement le « fils du patron » plus accessible pour formuler leurs requêtes). Puis, m’éloignant de la foule et du soleil, je décidai d’aller explorer la partie du village plus « authentique », composée des champs et des habitations. 


La case du nouvel ami de Pierre-Louis


C’est au détour d’un arbre à l’ombre bienfaitrice, qu’un jeune collégien vint me trouver. Je lui demandai ce qu’il voulait, m’attendant à ce qu’il veuille de moi un quelconque objet comme ses camarades. Cependant, celui-ci me dit de le suivre car il désirait me montrer quelque chose : sa maison. Je pus alors voir comment ils vivaient, lui, sa mère et son petit frère, dans une case en terre d’environ deux mètres carré où un nid de mouches avait également élu domicile.



Le fétiche de la famille, objets sacrés, qui ne sont pas montrés à n'importe qui.


Il me présenta aussi fièrement un objet de bois sculpté que j’appris être par la suite une sorte de fétiche animiste protégeant les lieux. Comme cela semblait lui faire plaisir, je pris des photos de tout ce qu’il me montra. Puis je pris l’appareil pour photographier sa mère qui se mit à danser ainsi que son petit frère qui bondissait en riant. Je ne me rappelle pas avoir jamais vu une joie aussi vraie qu’en ces personnes qui savaient que j’emporterai avec moi leurs images en France.

Finalement, le jeune collégien, qui me raccompagna jusqu’à la place, ne me demanda qu’une seule chose : des vélos pour lui et ses quelques camarades qui allaient au collège dans un autre village.


La joie spontanée de la maman de Labelunga

Je ne sais pas encore pourquoi ce souvenir parmi tant d’autres est celui que je désire le plus raconter, mais je suis sûr d’une chose : je ne pourrais jamais enseigner davantage à cet enfant de onze ans, parlant difficilement le français, que ce que lui, m’a appris ce jour là.
Je crois que ton nom est Labelunga mais pour être sûr de ne pas me tromper je dirais simplement : jeune homme de Nagou, merci beaucoup, je veux aider ton village qui m’a donné bien plus que je ne l’ai fait.

Un grand merci à Pierre-Louis de nous avoir fait partager ces émotions et à bientôt pour la suite de cette aventure humaine passionnante...





Pour en savoir plus

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