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vendredi 2 novembre 2018

Un trail et quelques mois plus tard, une école primaire !


Insouciante, à Kona, cette petite fille joue par terre pendant que les grands discutent !

Grâce à vous tous, cette petite fille pourra aller très bientôt dans une vraie école primaire en dur ! Fini l'abri de fortune, l’apatam, avec un seul livre pour toute la classe.

Belle-Île-en-trail

Retour sur cet été. 
Il fait beau, il fait chaud, trop chaud parfois... nous sommes sur la pente douce des vacances et la vie est belle... Mais quelque part, 23 traileurs, généreux et fondus de sport, s'entrainent dur. Ils doivent participer aux courses de Belle-Île-en-trail mi-septembre. Mais ils ne font pas que cela, ils collectent aussi pour construire l'école primaire de cette jolie petite fille ci-dessus. Et cela, cela demande presque autant d'énergie que de courir ! Envoyer des mails, convaincre, relancer... Mais pari gagné, voyez plutôt :




15641 € !!! De quoi financer la moitié de l'école primaire de Kona, dans la Région des Savanes, au nord du Togo.



 
Ils étaient doublement fiers : d'avoir fini leur course et d'avoir dépassé l'objectif de la campagne










Ils ont courus 83 km, 45 km, 19km et 9 km, et ont parcourus à eux tous plusieurs centaines de kilomètres sur les sentiers escarpés de Belle-Île. Regardez-les ici. C'est beau, n'est-ce-pas ? C'est fou aussi. Cela ne vous donne pas envie de courir pour coup de pousse dans deux ans ?! Merci à eux pour cette formidable énergie solidaire déployée.

 Kona-Malabate

L'école sera construite sur le site de Kona mais regroupera les élèves de Kona et de Malabate, deux villages voisins qui s'entendent bien et qui se sont groupés pour travailler ensemble. Une communauté de communes en quelque sorte !

Kona, l'école actuelle, qui abrite 150 enfants

Mais comme souvent ce village un peu isolé a un problème d'accès. À la saison de pluies, les petits cours d'eau, à sec auparavant, deviennent des obstacles naturels qui empêchent les enfants d'accéder à l'école.
Au printemps, comme à Lokpergou, les habitants des deux villages de Kona et Malabate ont donc fait un THIMO*. coup de pousse a procuré les fonds pour acheter des outils et du ciment et ils ont construit un pont solide et carrossable. Car en plus de sécuriser le passage des enfants, il est primordial d'avoir des voies d'accès carrossables.  L'équation est simple : route + pont = accès pour les camions = construction possible.

*THIMO : Travaux de Haute Intensité de Main-d’Œuvre

L'eau de cet été a emporté la route juste après le pont


Malheuresement, l'eau a emporté une autre partie de la route. Nous le découvrons lors de notre voyage du mois dernier. Didier et Dominique, qui est avec nous pour la première fois, examinent le problème. Et entre notre bâtisseur local et l’ingénieur la solution est vite trouvée : lors de la saison des pluies de cet été, la petite rivière s'est obstruée en amont, l'eau est sortie de son lit et a tout emporté. La rivière sera dégagée et surveillée à l'avenir. Quant à la route, les habitants sont en train de la refaire.



Vous pouvez voir que la tâche est rude et que cette réfection de la route demandera un gros travail de main d’œuvre. Mais bientôt les camions pourront passer et la construction de l'école commencera. Nous verrons cela en janvier, lors de notre prochain voyage.

Le collège de l'Union des Plateaux


En février dernier nous inaugurions officiellement le collège de l'Union des Plateaux. Comme de juste, nous sommes donc allés lui rendre visite. Le bilan après quelques mois d'ouverture est mitigé : il y a du bon et du moins bon.

Du bon : le collège est tout à fait opérationnel, bien équipé, y compris de panneaux solaires ; il est bien tenu, fait le plein d’enfants et les enseignants sont très motivés.
Du moins bon : le niveau général n'est pas très élevé, et les résultats du BEPC ne sont pas suffisants. 

 
Des enfants souriants et motivés

Le fait de scolariser les enfants le plus longtemps possible fait partie de nos objectifs. La contrepartie est que le niveau général baisse. Nous avons présenté des enfants au BEPC qui n’avaient pas le niveau (le plus âgé avait... 24 ans). Nous avons décidé pour cette rentrée de faire des classes de soutien pour les enfants les plus en difficulté, en particulier en 6 e où nous avons des enfants très en retard en lecture.
Nous avons la chance d’avoir une équipe d’enseignants très motivés, en particulier le directeur du CEG qui prend très à cœur son métier dans ce contexte rural. Nous sommes certains que les résultats seront au bout de nos efforts. Il faut juste être patient !


Le deuxième coup de pouce d'Air France



Numéro de juin 2018

La Fondation Air France a financé les deux tiers du collège. À l'époque, nous savions qu’après la construction, il faudrait livrer la bataille de la reconnaissance officielle du collège, afin que le directeur et les professeurs soient payés par l'état. Cela pouvait prendre quelques années. Il nous fallait donc trouver un moyen d'être en haut de la pile des dossiers en attente. Mais ce n’était pas si simple que cela. Beaucoup d'écoles se construisant dans tous les sens, et sans toujours respecter les directives de l'état togolais, celui-ci exerce un contrôle pointilleux.
Malgré nos visites régulières à l'inspection cela ne se débloquait pas, et la situation commençait à nous rendre très mal à l'aise.




Page 150 du magazine


Et puis sans le savoir, la Fondation Air France nous a aidé un deuxième fois. Nous avons été publié dans leur magazine de juin cette année. Et là, cela a été magique ! Patrick a abattu cet atout majeur juste quand il le fallait. Les planètes étaient alignées pour nous car l’inspecteur du secondaire, à qui nous rendions visite, allait justement voir sa hiérarchie. Il a emporté l'article avec lui. Cette publication dans un magazine aussi prestigieux que celui d'Air France et distribué dans tous ses avions nous a fait remonter au premier rang de la liste des CEG en puissance.






Décret officiel de reconnaissance du CEG école d'état


Nous avons appris la nouvelle juste en rentrant. Il nous fallu relire trois fois le document pour être certain du fait. Nos amis togolais étaient fous de joie. Cette reconnaissance officielle, cela veut dire un collège que les parents n'ont plus à financer intégralement, des professeurs payés par l'état, plus de moyens, une meilleure qualité d'enseignement et plus d'enfants scolarisés en secondaire.
Alors, elle n'est pas belle, la vie ?! 
Encore mille mercis à la Fondation Air France.


 Nous vous quittons sur ce joli sourire de cette collégienne du nouveau CEG de l'Union des Plateaux.

À bientôt !

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dimanche 11 juin 2017

Lokpergou, une fête bien méritée


Inauguration de l'école primaire de Lokpergou : l'inspecteur du primaire, le chef de canton, le chef du village... (le préfet est déjà reparti). La pose est prise sous le drapeau togolais, symbole de du caractère officiel de l’établissement



La fête comme si vous y étiez !

 

L'école primaire de Lokpergou ainsi que la maternelle (dont la construction avait été retardée à cause de l'état de la route d'accès) ont été construites cet hiver et au printemps. Mille mercis à tous les donateurs de Belle-Île en trail, course support qui a permis de collecter les fonds nécessaires à la construction de cette école primaire. De même merci à Enfants du Monde UK qui a financé une partie de son équipement.


Le panneau fixé sur un pignon du bâtiment. Il précise qui a été le bailleur de fonds, précaution contre toute «récupération» politique de l'opération.

C'est la fête à Lokpergou ! Pas une petite fête, non, une grosse fête avec tout ce qui va avec : les discours, les officiels, la musique, les cadeaux, les danses, le tchapalo*...  Tous nos bâtiments scolaires sont construits avec l'accord de l'éducation nationale et selon ses directives. Les bâtiments n’appartiennent plus alors au village en principe, mais à l'état. Aujourd'hui, nous les leur remettons officiellement. En pratique c'est bien évidemment le village qui entretient les locaux. Le Rotary Club de Dapaong a donc invité le ban et l’arrière-ban de tout ce qui compte dans la Région des Savanes : préfet (qui nous soutient beaucoup), inspecteur du primaire (idem), chef lieu de canton et bien sur le chef de village, le CVD (chef du comité villageois de développement). 
La fête a été soigneusement préparée avec un programme précis des interventions, des intermèdes et même une sono ! Fort opportunément celle-ci tombera en panne : le micro cacochyme et braillard sera remplacé par un mégaphone, ouf ! La télévision togolaise  a été informée et est présente, une bonne opération de communication pour nous. Nous sommes reçus comme des rois.


Le charlatan se prépare au rite sous l’œil attentif de la population et du préfet (à droite en costume)

Le charlatan (le sorcier) verse tout d'abord de l'eau devant l'école pour les ancêtres en récitant des paroles inintelligibles pour nous. Acteurs involontaires et victimes sacrifiées pour la bonne cause, le poulet et la colombe attendent à côté. Ils n'ont aucune chance de s'en sortir. La scène est assez gore pour nous autres petits européens au cœur sensible. Le poulet sans tête court longtemps. Tout le monde est content : c'est un bon signe pour l'école. Nous ne savons pas qui le récupère mais il est sûr qu'il ne sera pas perdu pour tout le monde. Quant à la tourterelle ou colombe, symbole universel  de paix, elle est sacrifiée de la même façon.


Danses traditionnelles

Autour de la taille, des ceintures de coquillages qui servaient de monnaie d'échange aux anciens. Au pied, les tennis collectées par les groupes de running parisiens. Afrique, terre de contraste !

 

Les discours

 

Puis les discours s'enchaînent. Le préfet insiste sur le fait qu'il faut utiliser l'école. Il félicite le village de Lokpergou d'avoir bien géré l’opération maïs et remboursé presque (98%) tout le maïs qu'il devait. Personne n’est obligé de suivre coup de pousse, dit-il, mais ceux qui le font doivent tenir leurs engagements sinon c'est du vol. Il cite nommément le village de Nagou qui encore une fois cette année a été un très mauvais payeur.


Patrick parle brièvement

L'inspecteur de l'éducation nationale met davantage l'accent sur le fait que les enfants sont maintenant dans un environnement sûr, à l'abri des scorpions et des serpents. Il suffit de regarder l’ancienne école (une ruine) pour être convaincu. Il n'y a plus d'excuse aux parents pour ne pas envoyer leurs enfants  à l'école. Il rappelle à l’assistance que l'école est obligatoire jusqu'à 14 ans et que donc, désormais on ne devra plus voir un enfant de moins de 14 ans aux champs ou à la maison pendant le temps scolaire. Dans la voiture du retour, l’inspecteur avec qui nous avons développé une relation de confiance, avouera son incrédulité devant le travail accompli et son émerveillement devant les résultats.
Patrick, quant à lui, sera bref et insistera sur le fait que tous les villageois se sont unis pour obtenir ce beau résultat et faire la route. Tous ensemble, tout est possible !


Les traditions sont respectées, on coupe le ruban en bonne et due forme !


Nous essayons avec le préfet les tables-blanc

L'école est livrée « clef en mains » équipée et meublée. Didier, notre chef de projet, a choisi des tables-bancs à structure en métal afin de pouvoir réparer et ressouder les montants s'ils sont endommagés. Comme à l’accoutumé ce sont des artisans de Dapaong, notre ville base, qui ont fabriqué ces meubles. Cela donne du travail ainsi à quelques artisans localement.


Pose avec la jolie assistance maternelle. Le pagne et le foulard ont été offerts par le village. Patrick a reçu une tunique traditionnelle (pas de photo, votre servante a oublié).

Les cadeaux 

Il faut savoir aussi bien recevoir que donner mais nous sommes toujours embarrassés lorsqu'on nous offre des cadeaux qui représentent des sommes importantes pour les villageois. Que faire après de ces jolis pagnes et tuniques que nous ne remettrons jamais ? Que faire avec le bouc qu'on nous a apporté ?
Un repas nous est servi dans la maternelle, pâte (maïs) avec sauce au herbes. Nous faisons semblant de manger, impossible en effet de vraiment partager un repas avec les villageois. Nos organismes délicats de « yovos » ne supporteraient pas. Mais nous sommes confiants : rien ne sera perdu.

Et la TV filme tout... en espérant qu'il restera quelque chose au montage !


La jolie maternelle de Lokpergou accueille 43 enfants. Tout autour, le reboisement en cours. Le pierres protègent les jeunes arbres de la voracité du bétail. Dans le fond, le versant de la colline a été sarclé et planté par les élèves.


Les plants sont protégés deux ans jusqu'à ce qu'ils soient assez grands. Il faut les planter à un moment précis de la saison sous peine de voir tous ses efforts ruinés pas la sécheresse.
Voilà, la journée était épuisante, autant par la chaleur que par la sono qui a marché à fond pendant les discussions avec les acteurs du village, mais ce fut une belle journée pleine de promesses. Le village de Lokpergou, avec à sa tête, un chef dynamique et volontaire, a de l'avenir. Nous, nous y croyons !


tchapalo* : boisson fermentée a base de sorgo (variété de mil). Bière locale, elle est de toutes les fêtes.



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dimanche 2 octobre 2016

Le témoignage de Marguerite : un billet sur l'oubli, la joie et les courbatures.

(Temps de lecture : 3 minutes si vous faites semblant, 5 minutes si vous êtes rapide​, 7 minutes si vous le lisez avec le café et 20 minutes si... non, là vous vous êtes juste endormi.)


Résumé : 

Avant : ​​« Mais pourquoi j'ai dit que je le courais ? » Et ​​« Des sous pour le Togo s'il vous plaît ! »
Pendant :​​ « Aïe » et​​ « Oh ! c'est beau »
Après : ​​« Merci beaucoup pour les dons ❤️ » et ​​« C'est quand le prochain ? »

J+15

La vie quotidienne a repris son allure à 4:55 min du km (margueblague de runneuse) et on p​ourrait croire que j'ai oublié qu'il y a même pas deux semaines j'accomplissais mon objectif de l'année : courir les 45 km du trail de Belle-Ile (1). Mais en fait, non.
A été effacée de ma mémoire la semaine de doute précédent le week-end du trail :​​ « Je suis pas prête. Je vais pas y arriver. Je vais dépasser la barrière horaire. Je vais me blesser. » Ont disparu de mon esprit les minutes d'angoisse juste avant le départ : ​​«Mais qu'est ce que je fais là ? » Sont ​partis ​aux oubliettes les moments de souffrance pendant le parcours :​​ « Non ​i​l reste encore une montée ? Mais nooon.​ ​J​'​e​n​ peux plus là. Mes cuisses peuvent plus. »

   Et qu'est ce qu'il reste ?

  • la beauté des paysages qui nous entourait​ ;​
  • le sourire des bénévoles jamais lassés de tendre les mêmes bouteilles de ​b​reizhcola à des traileurs grimaçants, suants et pressés ;
  • les encouragements des spectateurs qui ne se contentaient pas de supporter leur coureur mais sacrifiaient leur voix pour tous les participants ; 
  • les ​six​ heures de course partagée avec un frère quasi-australien que je vois seulement une fois par an ; 
  • les pleurs de bonheur et d'incrédulité (2) dans la descente qui mène à l'arrivée ; 
  • la fraicheur de la Corona que mes deux copines attentionnées m'ont tendue deux minutes après la fin de la course (3)
  • la fierté de voir mon père faire un meilleur chrono que ses enfants (4) pour son dernier trail et de voir mon oncle finir son premier trail de 45k ; 
  • la joie de voir courir sur différentes distances mon père, deux de mes frères, ma future belle-sœur, mon oncle, ma cousine et ma tante ; 
  • et enfin, on ne va pas mentir, restent aussi gravées dans ma mémoire les courbatures et la fatigue musculaire (qui ont du mal à partir).
Vous vous dites : « Il manque quelque chose dans son récit. » Évidemment, et il manque même l'essentiel !

 

 Car surtout, surtout, ce qu'il reste ​:​

  • ce sont ces 1180€ que vous avez eu la générosité de donner à coup de pousse via Emma et moi ; 
  • ce sont ces ​presque 22000€ que notre groupe d'une vingtaine de traileurs a récoltés ; 
  • c'est cette envie d'école primaire qui devient concrète dans l'esprit des enfants et des parents du village de Lokpergou ;
  • c'est cette idée que certes la course c'est individuel et un peu débile mais que toute chose stupide peut avoir une finalité​ utile​ si on y s'y attelle ; 
  • et enfin c'est cet élan pour coup de pousse qui n'a pas commencé avec cet école et qui ne s'arrêtera pas en si bon chemin.
Qu'est ce que j'entends ? Un collège ? Pour 2018 ? Bon, ben il va peut-être falloir courir le 83 bornes cette fois ci (5)...
À dans deux ans alors
 
          Marguerite 


(1)  Surtout quand on me voit essayer de courir Paris-Versailles comme si j'avais les jambes toutes fraîches.
Découverte du week-end : il faut plus que 7 jours pour se remettre d'une course de 6h30.
(2)  «Déjà ?! Enfin ?! »
3)  Astuce : les packs de froid pour douleurs articulaires sont très pratiques pour garder la bière au frais.
(4)  Pour info la sœur est arrivée devant le frère. C'est important de le préciser.
(5)  Plaisante ou plaisante pas ?

 

Photothèque :

 
Les frères, la belle-sœur to be et le père.


« Face à la mer. Calo, Passy trop jeune pour mourir. » Référence chanson francophone génération Y.


Trop-plein d'émotions et d'endorphines à à l'arrivée.

Ils sont prêts.

L'école primaire actuelle, y a du boulot !


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lundi 26 septembre 2016

699 km de parcourus et 22.456 €* de collectés !





La veille, avant la pasta-party. Il a été remis à tous, coureurs et accompagnateurs un brassard aux couleurs de coup de pousse

  • 1 volonté farouche,
  • 25 coureurs pour coup de pousse,
  • 699 km parcourus,
  • près de 2000 inscrits sur les 4 courses,
  • 22546 € de collectés,
  • 210% de l'objectif de départ,
  • 3,5kg de pâtes de cuisinées pour la pasta party,
  • 3 classes de primaire et 192 enfants de Lokpergou qui à la rentrée prochaine auront une vraie école en dur !
Et puis aussi, en vrac : une belle place de 108e pour Alexandre qui finit l'ultra de 83km en 10h11, un podium pour Fabien (19km), 3e dans sa catégorie V1, une place de 4e dans sa catégorie pour Aline sur le 9km,  Olivier qui boucle un 45 km alors qu'il n'a découvert le trail que lors de l'édition 2014, 57 dons pour Pierre, notre médaille d'or des collecteurs, deux traileurs tout juste papa, deux mariages annoncés chez les coureurs, une retraite sportive anticipée...
Et toujours, toujours : une formidable solidarité, un plaisir immense à passer la ligne, à être ensemble et à partager ces moments forts !

* Aux sommes qui s'affichent sur notre page de campagne gérée par Alvarum, s'additionnent les divers chèques que nous avons reçus directement sans passer par la plate-forme de collecte de fonds. Ainsi Patrick et Aline en ont collecté en réalité 2385€ et non les 585€ annoncés.


Reportage photos 

25 coureurs sur 4 courses différentes : difficile de tous les suivre et de les prendre en photos malgré l'aide de nos paparazzi amateurs. Voici ce que nous avons pu saisir au vol :


Ils trépignent tous d'impatience...


Les traileurs des 9 km : Charlotte, Marianne, Aline et Camille. Au milieu, impérial, domine Jean-Marie, bellilois et Togolais.












 Enthousiaste et pleine d'entrain au départ, Marianne l'est tout autant à l'arrivée de ses 9km de trail !


Camille, de son léger pas de gazelle, franchit l'arrivée des 9km le sourire aux lèvres.


Patrick à l'arrivée des 19km avec sa groupie préférée, Aline, qui a terminé un peu auparavant ses 9 km.

Une amie encourage Dominique

Dominique, Philippe et Olivier avant le départ du 45km

Pierre déroule sur le 45km, de crique en crique et dans un paysage qui fait rêver. Il est arrivé l'avant-veille d'Australie. Il terminera porté par un mental d'acier et par les 57 donateurs qui ont cru en lui.


Pfff ! 45km ? Elle est où la difficulté ?!


Aaaah! Mettre les pieds dans l'eau après 45 km et savourer une Corona bien fraîche apportée par les copines !


Thibault et Corentin, sur le 83 km. Benjamin, Marine et Raphaël, déjà douchés et changés après leur 19km, viennent les soutenir au ravito de Sauzon.




Et le lendemain...



Petite séance de cryothérapie dans l'eau froide



Merci à tous pour votre soutien, vos dons, vos mails, textos, whatsap et autres encouragements qui nous sont allés droit au cœur. Grâce à toute cette énergie déployée nous avons pulvérisé notre objectif initial et avons les fonds pour financer le projet total. Cela veut dire que nous pourrons non seulement construire les bâtiments, les latrines et réaliser le terrain de sports mais aussi équiper complètement l'école avec les tables-bancs et lui fournir le matériel scolaire nécessaire. Fabuleux résultat grâce à vous tous !
Patrick, Emmanuelle (pousseuse de la première heure) et moi partons au Togo dans trois semaines, ce sera juste l'époque de la rentrée scolaire là-bas.

Rdv donc dans quelque temps et à bientôt...





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vendredi 16 septembre 2016

Trail de Belle-Isle, J-1 : dans les starting-block !



Fabuleux ! Nos traileurs collecteurs ont tous été fantastiques et ont littéralement explosé les objectifs. Mais on vous en reparle dans le prochain billet car pour l'instant, on fourbit le matériel et on se prépare. 
En tout, nos 24 traileurs vont parcourir 698 km que ce soit sur l'Ultra des vagues de 83 km, sur le Trail du ponant de 45km, sur la Palantine de 19km ou sur la Course du Sémaphore de 9km. Depuis des mois ils se préparent, suivent des plans d'entrainement, gèrent leur alimentation... pour courir demain dans ce décor de rêve qu'est Belle-Ile-en-mer.
 Lorsqu'ils franchiront la ligne d'arrivée demain (car ils finiront tous, c'est sûr), en plus d'avoir la satisfaction intense d'avoir terminé et fait un effort incroyable, ils seront fiers d'avoir été les porteurs d'espoir des 192 enfants de Lokpergou. Des enfants qui, grâce à eux et à vous tous, donateurs et pousseurs de cœur, auront un belle école primaire de construite et une promesse d'un avenir plus facile.
En attendant, on va accueillir les traileurs au bateau et on se prépare à la pasta-party traditionnelle des avant-courses. Que du bonheur !
À bientôt...


Le phare à l'entrée du port de Palais au crépuscule. (photo Marguerite Legros)




Collecte d'Alexandre
Collecte d'Alix
Collecte de Benjamin 
Collecte de Camille 
Collecte de Corentin
Collecte de Dominique
Collecte d'Emma et de Marguerite
Collecte de Fabien
Collecte de Marianne et d'Olivier
Collecte de Marine et Thibaut
Collecte de Nicolas 
Collecte de Patrick et d'Aline
Collecte de Pierre
Collecte de Philippe
Collecte des Pouces de pieds

Page de campagne générale






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mercredi 17 août 2016

Belle-Ile en trail : J - 30 !




Objectif bientôt atteint 😊 Plus que 6% à collecter !
Comme nous sommes tous encore un peu en vacances (et votre servante également), je ne vais pas m'étendre de trop.  Sachez juste que nos traileurs s'entrainent dur et se déchaînent pour collecter (enfin... presque tous 😉). 

 Coup de projecteur


Vous trouverez ci-après la page de campagne du trail et toutes les pages de collectes de nos traileurs. Coup de projecteur spécial sur deux pages :
Les pouces de pieds : un groupe de bellilois, Mélissa, Rémi et Édouard, fondus de trail, qui ont été touchés par notre cause.
La page de Jean-Marie : Jean-Marie vit à Belle-Isle et il est... togolais ! Jean-Marie est installé à Belle-Isle de puis des années. Il est pâtissier dans un des meilleurs restaurants de l'Ile. Sa compagne (belliloise) et lui ont deux enfants dont une petite Adélie qui n'a que quelque semaines.
Nous sommes très fiers d'avoir rallié à notre cause ces quatre traileurs. Nous vous incitons à aller sur leur page les encourager en leur faisant un petit don (mais pourquoi petit en fait 😉 ?!) 

Collecte d'Alexandre
Collecte d'Alix
Collecte de Benjamin 
Collecte de Camille 
Collecte de Corentin
Collecte de Dominique
Collecte d'Emma et de Marguerite
Collecte de Fabien
Collecte de Marianne et d'Olivier
Collecte de Marine
Collecte de Nicolas 
Collecte de Patrick et d'Aline
Collecte de Pierre
Collecte de Philippe
Collecte de Thibaut

Page de campagne générale

Grâce à eux et grâce à vous, les enfants de Lokpergou auront leur école primaire.

Et là-bas ?




La photo n'est pas très bonne mais je peux vous assurer qu'il y a beaucoup de fierté dans le regard de ces femmes

Malgré la qualité médiocre de la photo, je partage avec vous celle du cours d’alphabétisation de Boré (cf billet du 2 juin). Michael, le Peace Corp qui vit à Nagou*, l'a prise lors d'une petite fête organisée par les femmes de la classe. Elle sont à mi-chemin du parcours et sont ravies de tout ce qu'elles ont déjà appris.
Car elle savent, elles, que l'instruction est un gage de développement et que l'école est un passage indispensable pour se développer et pour l'avenir.


*Pour en savoir plus lire le billet du 29 octobre



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