notre site internet

Affichage des articles dont le libellé est collecteur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est collecteur. Afficher tous les articles

vendredi 2 novembre 2018

Un trail et quelques mois plus tard, une école primaire !


Insouciante, à Kona, cette petite fille joue par terre pendant que les grands discutent !

Grâce à vous tous, cette petite fille pourra aller très bientôt dans une vraie école primaire en dur ! Fini l'abri de fortune, l’apatam, avec un seul livre pour toute la classe.

Belle-Île-en-trail

Retour sur cet été. 
Il fait beau, il fait chaud, trop chaud parfois... nous sommes sur la pente douce des vacances et la vie est belle... Mais quelque part, 23 traileurs, généreux et fondus de sport, s'entrainent dur. Ils doivent participer aux courses de Belle-Île-en-trail mi-septembre. Mais ils ne font pas que cela, ils collectent aussi pour construire l'école primaire de cette jolie petite fille ci-dessus. Et cela, cela demande presque autant d'énergie que de courir ! Envoyer des mails, convaincre, relancer... Mais pari gagné, voyez plutôt :




15641 € !!! De quoi financer la moitié de l'école primaire de Kona, dans la Région des Savanes, au nord du Togo.



 
Ils étaient doublement fiers : d'avoir fini leur course et d'avoir dépassé l'objectif de la campagne










Ils ont courus 83 km, 45 km, 19km et 9 km, et ont parcourus à eux tous plusieurs centaines de kilomètres sur les sentiers escarpés de Belle-Île. Regardez-les ici. C'est beau, n'est-ce-pas ? C'est fou aussi. Cela ne vous donne pas envie de courir pour coup de pousse dans deux ans ?! Merci à eux pour cette formidable énergie solidaire déployée.

 Kona-Malabate

L'école sera construite sur le site de Kona mais regroupera les élèves de Kona et de Malabate, deux villages voisins qui s'entendent bien et qui se sont groupés pour travailler ensemble. Une communauté de communes en quelque sorte !

Kona, l'école actuelle, qui abrite 150 enfants

Mais comme souvent ce village un peu isolé a un problème d'accès. À la saison de pluies, les petits cours d'eau, à sec auparavant, deviennent des obstacles naturels qui empêchent les enfants d'accéder à l'école.
Au printemps, comme à Lokpergou, les habitants des deux villages de Kona et Malabate ont donc fait un THIMO*. coup de pousse a procuré les fonds pour acheter des outils et du ciment et ils ont construit un pont solide et carrossable. Car en plus de sécuriser le passage des enfants, il est primordial d'avoir des voies d'accès carrossables.  L'équation est simple : route + pont = accès pour les camions = construction possible.

*THIMO : Travaux de Haute Intensité de Main-d’Œuvre

L'eau de cet été a emporté la route juste après le pont


Malheuresement, l'eau a emporté une autre partie de la route. Nous le découvrons lors de notre voyage du mois dernier. Didier et Dominique, qui est avec nous pour la première fois, examinent le problème. Et entre notre bâtisseur local et l’ingénieur la solution est vite trouvée : lors de la saison des pluies de cet été, la petite rivière s'est obstruée en amont, l'eau est sortie de son lit et a tout emporté. La rivière sera dégagée et surveillée à l'avenir. Quant à la route, les habitants sont en train de la refaire.



Vous pouvez voir que la tâche est rude et que cette réfection de la route demandera un gros travail de main d’œuvre. Mais bientôt les camions pourront passer et la construction de l'école commencera. Nous verrons cela en janvier, lors de notre prochain voyage.

Le collège de l'Union des Plateaux


En février dernier nous inaugurions officiellement le collège de l'Union des Plateaux. Comme de juste, nous sommes donc allés lui rendre visite. Le bilan après quelques mois d'ouverture est mitigé : il y a du bon et du moins bon.

Du bon : le collège est tout à fait opérationnel, bien équipé, y compris de panneaux solaires ; il est bien tenu, fait le plein d’enfants et les enseignants sont très motivés.
Du moins bon : le niveau général n'est pas très élevé, et les résultats du BEPC ne sont pas suffisants. 

 
Des enfants souriants et motivés

Le fait de scolariser les enfants le plus longtemps possible fait partie de nos objectifs. La contrepartie est que le niveau général baisse. Nous avons présenté des enfants au BEPC qui n’avaient pas le niveau (le plus âgé avait... 24 ans). Nous avons décidé pour cette rentrée de faire des classes de soutien pour les enfants les plus en difficulté, en particulier en 6 e où nous avons des enfants très en retard en lecture.
Nous avons la chance d’avoir une équipe d’enseignants très motivés, en particulier le directeur du CEG qui prend très à cœur son métier dans ce contexte rural. Nous sommes certains que les résultats seront au bout de nos efforts. Il faut juste être patient !


Le deuxième coup de pouce d'Air France



Numéro de juin 2018

La Fondation Air France a financé les deux tiers du collège. À l'époque, nous savions qu’après la construction, il faudrait livrer la bataille de la reconnaissance officielle du collège, afin que le directeur et les professeurs soient payés par l'état. Cela pouvait prendre quelques années. Il nous fallait donc trouver un moyen d'être en haut de la pile des dossiers en attente. Mais ce n’était pas si simple que cela. Beaucoup d'écoles se construisant dans tous les sens, et sans toujours respecter les directives de l'état togolais, celui-ci exerce un contrôle pointilleux.
Malgré nos visites régulières à l'inspection cela ne se débloquait pas, et la situation commençait à nous rendre très mal à l'aise.




Page 150 du magazine


Et puis sans le savoir, la Fondation Air France nous a aidé un deuxième fois. Nous avons été publié dans leur magazine de juin cette année. Et là, cela a été magique ! Patrick a abattu cet atout majeur juste quand il le fallait. Les planètes étaient alignées pour nous car l’inspecteur du secondaire, à qui nous rendions visite, allait justement voir sa hiérarchie. Il a emporté l'article avec lui. Cette publication dans un magazine aussi prestigieux que celui d'Air France et distribué dans tous ses avions nous a fait remonter au premier rang de la liste des CEG en puissance.






Décret officiel de reconnaissance du CEG école d'état


Nous avons appris la nouvelle juste en rentrant. Il nous fallu relire trois fois le document pour être certain du fait. Nos amis togolais étaient fous de joie. Cette reconnaissance officielle, cela veut dire un collège que les parents n'ont plus à financer intégralement, des professeurs payés par l'état, plus de moyens, une meilleure qualité d'enseignement et plus d'enfants scolarisés en secondaire.
Alors, elle n'est pas belle, la vie ?! 
Encore mille mercis à la Fondation Air France.


 Nous vous quittons sur ce joli sourire de cette collégienne du nouveau CEG de l'Union des Plateaux.

À bientôt !

Vous avez aimé ? Partagez ce billet sur votre page FB ! 
Nouveau : suivez nous sur Instagram, tapez coupdepousse et abonnez-vous. Toutes les photos que nous ne pouvons pas publier pas sur le blog y sont  !

 Pour en savoir plus :  
Visitez le site de coup de pousse, www.cdpousse.org et suivez nos actus en vous inscrivant au flux des billets (en haut à droite du blog) ou écrivez-nous à florence@cdpousse.org et pour faire un don cliquez ici
Faire un don


vendredi 10 novembre 2017

Raid avion : épilogue, le témoignage des acteurs


Au dessus de l'Atlas, ces montagnes d'Afrique du Nord presque aussi hautes que les Alpes


Laissons parler ceux qui ont vécu cette aventure...

Patrice B :
« Violent, le retour à la civilisation !
Vous avez peut-être suivi notre périple à travers l’Espagne, le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Burkina-Faso et finalement, le Togo, notre terre d’arrivée.
Je passerai rapidement sur les tracasseries administratives qui ont fait que nous n’étions pas loin de passer plus de temps sur les tarmacs qu’en vol (je n’exagère pas) : élaboration des factures de taxes d’atterrissage, (entre 30 et 45 minutes par facture), le règlement des taxes (ce n’est pas le même bureau), la recherche sur l’ordinateur des aérodromes de provenance et de destination (je n’en connais pas le nombre mais il faut savoir qu’en Afrique ils ne sont pas classés par ordre alphabétique d’où une recherche au hasard), l’obtention d’une météo (tout est manuel et prend environ une demi heure), sans parler des formalités de police et de douane… Et ce, à chaque atterrissage !


Une concession, des cases regroupées où vit toute une famille.

Il faut maintenant remplir les réservoirs d’essence : acheminement de fûts commandés à l’avance, à condition que l’impétrant soit sur le tarmac, et remplissage des réservoirs au moyen d’une pompe à main, dans le meilleur des cas !
Mais tout ceci avait un but : atteindre Dapaong, dans le nord du Togo, sur une piste en latérite et rencontrer les populations pour lesquelles nous nous sommes (vous vous êtes) tant mobilisés.
Une fois de plus à cause d’une tracasserie qui nous a retenus à Niamtougou (aéroport douanier sur lequel il nous a fallu poser nos roues pour officialiser notre entrée au Togo et pour lequel il nous a été demandé une somme astronomique, provoquant la colère justifiée de Patrick), nous avons redécollé pour Dapaong, à 80 minutes au nord-ouest et nous y sommes posés aux dernières lueurs du jour.


La nuit tombait mais ils étaient bien là !

La récompense était à la hauteur de nos efforts : environ 1000 ou 1500 villageois nous attendaient au rythme de tam-tam et de danseurs en costumes traditionnels, à la nuit tombante. La ferveur et la chaleur de cet accueil étaient la manifestation évidente d’une reconnaissance qui s’est confirmée à maintes reprises par la suite. Dapaong est une ville (plus de 30 000 habitants) et constitue le port d’attache pour les actions de coup de pousse. En réalité, ces actions concernent des petits village situés sur les plateaux avoisinants, éparpillés au milieu de la région des Savanes et dont la pauvreté est saisissante.
Notre rencontre avec ces populations fut particulièrement émouvante tant l’expression reconnaissante de ces enfants pour notre (votre) action était palpable. Le discours percutant du Président du Rotary de Dapaong, Didier, un togolais brillant, devant tous ces enfants et relais local du programme, fut, à ce titre, très éloquent.

Toujours beaucoup d'enfants curieux

Évidement on ne revient pas indemne de ce genre d'expérience. Ce monde de l'ONG fut pour moi une découverte (il n'est jamais trop tard) et j’ai été impressionné par le travail déjà réalisé : forage de puits, construction de bâtiments pour une maternelle, un collège, une cantine, des latrines... et ce depuis plusieurs années par une équipe pour le moins réduite (Florence et Patrick). J'ai été impressionné par la volonté et le courage des habitants pour utiliser au mieux l'aide qui leur était apportée en ne la considérant pas comme une fin en soi mais comme un complément à une tâche qu'ils devaient accomplir eux-mêmes.
Je suis très heureux si grâce à vous, j'ai peu apporter un petit caillou à cet édifice. La tâche est loin d'être achevée. Serait-ce le commencement d'un nouvel ouvrage ?
À suivre... »




Et puis, une fois n'est pas coutume, le président-fondateur de coup de pousse témoigne. Découvrez plutôt :

 

Patrick  :
« Aller là où personne ne va, survoler des lieux aux noms évocateurs, Nouadhibou, Mogador (Essaouira maintenant), Cap Juby, Ouagadougou, la fascination de surfer avec les dunes, survoler des régions « inhospitalières », vivre « un peu » l’émotion de nos pères de l’aéropostale, voir l’émerveillement des petits, mais aussi des grands devant ces tous petits avions qui viennent de si loin, partager des moments uniques avec des amis, l’aventure a toujours un prix. Pour la nôtre, je dirai :
 
Patience +  Persévérance + Solidarité = Aventure

Patience...

La patience, c’est tous les jours se lever à 5 heures du matin, se coucher à minuit, ne pas avoir le temps de déjeuner, voler 5 ou 6 heures et le reste du temps, gérer les formalités, autorisations de survols, payer les diverses taxes d’atterrissages, de stationnement, appeler l’essence qui est en train de faire le plein d’un liner avant de venir nous voir, qui n’a pas de véhicule pour transporter les fûts auprès de nos avions, de protéger les machines le soir d’un éventuel vent de sables, d’attendre les autorités pour faire les formalités de police et de douanes (ce n’est pas la même chose), etc.

Persévérance malgré la fatigue...

La persévérance, c’est d’expliquer que nous ne sommes pas des airbus A380 avec des passagers, mais un raid humanitaire et que nous n’avons pas à payer des frais de handling extravagant, d’expliquer à notre cher pompiste surnommé affectueusement « Neuneu » qui refusent de nous servir de l’essence au prétexte  que nous ne pouvons présenter un k-bis d’entreprise alors que nous sommes des privés, c’est de négocier en vol avec les autorités mauritaniennes l’autorisation de survol qu’ils nous ont donnée par écrit et qu’ils nous refusent au moment de franchir la frontière.
 
Solidarité

La solidarité, c’est le sacrifice de Marc et de Claude qui ont laissé leur place dans les avions à des jerrycans d’essence entre Dakar et Ouagadougou pour permettre aux autres de passer, c’est vous tous les donateurs, petits et grands, qui ont fait que notre levée de fonds a dépassé toutes nos espérances et a légitimé ce raid solidaire…

C'est le retour au bercail !

 



Alors, oui, ça a été tout ça notre aventure, et nous ne l’aurions manqué à … aucun prix 😉 »









 



  

Et puis encore... 




Jean-Luc : 
« Merci pour nous avoir proposé cette belle aventure avec Alain et nous avoir guidé vers cette destination. Une belle réussite, inoubliable. La volonté générale, un partage et une solidarité ont permis de faire aboutir ce projet et nous faire rencontrer ces populations. »

Claude :
« Jamais je n'avais pensé participer à un tel périple . J'avais suivi les précédents grâce aux balises et le vivre était inespéré pour moi. Des images plein la tête. Mais cela s'est réalisé grâce à Alain et Patrick... Un grand merci »
 
Marc :  
« Jusqu’à la fin de mes jours (le plus tard possible) je me souviendrai de ce périple et de vous tous et du contexte... quelle leçon de vie ! Petit clin d’œil à Alain sans qui je ne serais jamais parti, et à Patrick sans lequel nous aurions pas poursuivi... »
 
Amina et Amadou contrôleurs de la tour de Kayes, Mali. 

Patrice D. : 
« A mon tour de remercier pour cette aventure qui m’a fait découvrir une facette de l’Afrique administrative dont je ne soupçonnais pas l’existence. Ce voyage a été l’occasion de rencontrer des personnages   attachants (je pense notamment a Neu-Neu 1er de Jéres, au chef de la douane de Dakhla etc.) Merci encore et je me porte volontaire pour une autre virée ! »





Voilà, chers lecteurs, c'est fini ! Maintenant tout le monde se repose un peu afin de pouvoir repartir de plus belle. 

Grâce à vous tous nous avons collecté 10375€ qui viennent en complément de la dotation de 25000€ de la Fondation Air France et assurent la construction du collège et son équipement en plaques solaires. 

Merci et à bientôt !
 
Objectif collège !


Note importante : comme à l'accoutumée, les frais dont parlent les pilotes ont été assumés entièrement par eux-mêmes et en aucun cas par vos dons.

 

vous avez aimé ? Partagez ce billet sur votre page FB !  

Pour en savoir plus :  
Visitez le site de coup de pousse, www.cdpousse.org et suivez nos actus en vous inscrivant au flux des billets (en haut à droite du blog) ou écrivez-nous à florence@cdpousse.org et pour faire un don cliquez ici


mercredi 1 novembre 2017

Sur les traces de l'Aéropostale...


Plaque commémorative à l'aéroport de St Louis du Sénégal

En 1918 Pierre-Georges Latécoère crée la ligne Paris-Sénégal. Mermoz, Saint-Exupéry, Guillaumet font leurs premières armes chez lui. Mais à court d'argent, il ne peut continuer l’aventure et vend ses parts en 1927 à Marcel Bouilloux-Lafont qui fonde la Compagnie Générale de l'Aéropostale. Bouilloux-Lafont est alors maire... d’Étampes. Étampes d'où sont partis nos amis.


L'homme aime bien laisser des traces. La nôtre au contrôle aérien de St Louis est tout en bas à droite 😊.
 
Pour un pilote, Saint Louis du Sénégal est une étape mythique. C'est vraiment toute l'histoire des débuts de l'aviation civile et de l'Aéropostale qui est évoquée avec ce non. C'est de là que part Mermoz en 1930 pour rallier la pointe du Brésil, effectuant là le premier vol transatlantique sud. Apothéose de l'Aéropostale qui démontre ainsi la faisabilité d'un trajet totalement aérien. À l'époque il faut savoir que le courrier met plus d'un mois pour aller de Paris à Buenos Aires, par train et bateau et chaque vol est une aventure. Les premiers pilotes d'avion sont de véritables pionniers et quelquefois même des héros.
Comprenez donc l'émotion qui peut gagner des pilotes lorsqu'ils atterrissent dans cet aéroport !*

*on ne peux s'étendre trop ici sur le sujet mais si cela vous intéresse plongez-vous dans cet excellent article des Échos).


Un peu de tourisme à St Louis...


Patrice et Claude







          ... et un peu de détente aussi ! 


Serge et Karine




Dernier vol dans le désert

Aux dernières nouvelles Joël, Jean-Luc et Patrice D. sont rentrés en France. Patrick, Serge, Karine, Patrice B. et Claude devaient quitter Essaouira au Maroc aujourd'hui et passer Gibraltar.  D'ailleurs vous pouvez voir ci-dessous qu'ils se sont préparés soigneusement et ont déjà passé les gilets de sauvetage. Prévoyant nos pilotes ! 😂


Patrick, Karine, Claude et Patrice D


Serge, Karine et Claude


Nous voici rassurés, ils seront bientôt tous à la maison...


À suivre...

Dernière nouvelle : nos pilotes sont tous rentrés !


vous avez aimé ? Partagez ce billet sur votre page FB !

Pour en savoir plus : 
Visitez le site de coup de pousse, www.cdpousse.org et suivez nos actus en vous inscrivant au flux des billets (en haut à droite du blog) ou écrivez-nous à florence@cdpousse.org et pour faire un don cliquez ici

dimanche 29 octobre 2017

Les pilotes, les Togolais et les avions


Une classe du nouveau collège en cours d'utilisation
Une partie du nouveau collège


Le collège

L’entrepreneur Botraco et notre ami Didier, responsable de tous nos chantiers et dont vous nous parlons souvent, ont fait un travail extraordinaire. Électrisés par la venue de nos pilotes, ils ont mis les bouchées doubles. Les bâtiments ne devaient être finis qu'en février mais grâce aux fonds d'Air France et à l'énergie de nos amis, les collégiens ont pu commencer l'année dans des locaux terminés et dans de bien meilleures conditions que prévu. 
Notre simulation aux bons élèves a porté ses fruits. coup de pousse a en effet offert en juin un vélo aux cinq premiers élèves ayant eu leur BEPC et les inscriptions sont passées de 177 à 197. Un vélo est un bien très précieux pour un collégien dans un pays où le seul moyen de déplacement est la marche.





Patrick et Didier à l’hôtel Le Campement à Dapaong. Didier est président du Rotary Club de Dapaong et notre correspondant. Il travaille sans relâche pour ses compatriotes depuis la première heure. Didier a son franc parler et n'hésitera jamais à nous dire si nous allons droit dans le mur mais c'est aussi un relais sans faille de nos projets. Doté d'une grande intelligence pratique et d'un solide sens de l’humour, il est avec le temps (ainsi que son épouse), devenu un véritable ami.










 

 Les pilotes découvrent le monde des villageois


Les grottes de Nagou


Des grottes à flanc d'une falaise où les villageois se cachaient pour éviter les rafles des tribus guerrières. L'histoire dit qu'elles n'ont jamais été découvertes. Le nom de Nagou en Moba, le dialecte local, est Nok qui signifie « caché ».


Visite des peintures rupestres de Danjouar à Lotogou. Alain à droite et derrière, un peu cachée, Karine.


 Les grottes et peintures rupestres de Lotogou sont à 30 km de Dapaong. Ce site, d’une superficie de 200 ha regorge de grottes et de peintures rupestres éparpillées sur tout son domaine. Il renferme des cavernes, des abris sous rochers avec beaucoup de vestiges tels les foyers, les meules, les greniers et les tunnels bien damés.  Ce site culturel et historique est lié à la traite négrière et à l’esclavage du XVIe au XIXe siècle.


Les villageois découvrent le monde des pilotes

 

L'institutrice et sa classe

La maitresse a fait venir sa classe. Elle leur montre les différentes parties de l'avion et avec l'aide des pilotes explique comment cela fonctionne. Ces enfants n'ont jamais vu d'avion. Beaucoup de gens en général sont venus voir les machines car eux non plus n'ont jamais vraiment vu de près un avion. Ceux-ci ont d’ailleurs été gardés jour et nuit toute la durée du séjour de nos amis.


Cours d’aéronautique accéléré...

....dans la savane 😊

 

L'avion ne démarre plus !


C'est la tuile ! L'un des deux avions plus léger a un problème de batterie. Catastrophe totale ? Non car on n'est pas pilote sans avoir quelques notions de mécanique.

 Essai n°1


Les pilotes essaient de démarrer avec la voiture de Kader




Un peu différent de la Toyota, n'est-ce pas Kader ?!


 Essai n°2


Les câbles sont reliés au moteur du deuxième avion. Cela maaarche !

Ouf ! Le moteur démarre et nos 10 pilotes et trois avions peuvent rentrer au bercail :
  • Joël, Jean-Luc et Patrice D. repartent les premiers. Ils sont ce soir dimanche, presque arrivés ;
  • Alain et Marc sont rentrés mercredi par Air France ;
  • Serge et Karine sont partis avec le deuxième avion léger le même jour que Patrick, Patrice B. et Claude avec le bi-moteur de Patrick, Barnaby. Les deux avions ont quittés le Sénégal, ce matin...

Départ de Dapaong

St Louis du Sénégal, étape mythique de l'Aéropostale...

À suivre, très bientôt...


vous avez aimé ? Partagez ce billet sur votre page FB !

Pour en savoir plus : 
Visitez le site de coup de pousse, www.cdpousse.org et suivez nos actus en vous inscrivant au flux des billets (en haut à droite du blog) ou écrivez-nous à florence@cdpousse.org et pour faire un don cliquez ici

lundi 23 octobre 2017

Ils sont arrivés !


Mission accomplie : les trois avions sont  à Dapaong

Après s'être posés à Niamtougou, moins de 185 km au sud de Dapaong pour faire les formalités de douane, nos trois avions sont arrivés à leur destination à l'extrême limite de la lumière du jour. La nuit aéronautique, qui commence 30 min après le coucher du soleil, n'était pas loin. Mais le but était si proche qu'ils ne pouvaient vraiment pas laisser passer leur chance. Les villageois et nos amis togolais de Dapaong les attendaient avec l'impatience que l'on devine. Patrick était en communication permanente avec Didier (notre correspondant principal et cette année président du Rotary Club de Dapong) et ils ont pu ainsi savoir quand les avions arriveraient.



Joël s'applique

AVION...



A comme avion en papier que fait Joël sur la photo ci-contre. L'histoire ne dit pas si c'était à Nouakchott (Mauritanie), Dakar ou encore ailleurs.


 



Claude au travail





V comme vidanges et vérification des bougies finies de nuit au Maroc pour gagner du temps. La vidange est à faire toutes les 50h sur les deux avions les moins puissants. Là, ils la font un peu en avance car  les pilotes doivent survoler ce qu'on appelle des zones inhospitalières (ie la Mauritanie).






Visibilité réduite, beaucoup de vent  de sable


I comme irritant et insupportable. En Mauritanie, nos pilotes se voient refuser l’autorisation d’atterrir à Nouakchott pour une escale technique. En fait les mauritaniens ont donné le même numéro d'autorisation à deux avions différents. Interdiction d'entrer ! Après beaucoup de tractations et au moment où ils allaient faire demi-tour, ils ont finalement l'autorisation. Ouf !



Alain lors de son séjour en avril 2016
 



O comme Ouagadougou, où Kader vient chercher Alain qui arrive par Air France. Comble de malchance, Kader explose un pneu de la voiture et Alain ne peut arriver à temps pour voir ses amis atterrir.




La piste de Dapaong, celle de Niamtougou était goudronnée




N comme Niamtougou, où nos pilotes font les formalités de Douane pour le Togo. Ils sont accueillis avec des marshallers*  et sommés de se ranger de façon très précise sur le tarmac. Les confondant avec des Bill Gates aux commandes de leur jet privé, il leur est présenté une facture astronomique. Patrick, pourtant d'un naturel calme et plutôt diplomate, voit rouge...

* personnel au sol chargé de guider les pilotes sur un aéroport. Un peu excessif dans ce cas précis.


Mais AVION c'est aussi  :
A  comme enfin arrivés,
V  comme les villageois du Plateau venus les accueillir,
I   comme incroyable aventure et immense joie d'être là,
O  comme on va pouvoir souffler un peu,
N  comme ils sont nases, ne le nient pas mais nagent dans la joie, c'est le nirvana !

Joël, toujours prêt à faire le pitre, remercie Barnaby de les avoir menés à bon port



À suivre...



vous avez aimé ? Partagez ce billet sur votre page FB !

Pour en savoir plus : 
Visitez le site de coup de pousse, www.cdpousse.org et suivez nos actus en vous inscrivant au flux des billets (en haut à droite du blog) ou écrivez-nous à florence@cdpousse.org et pour faire un don cliquez ici

Pour en savoir plus

Visitez le site de coup de pousse, www.cdpousse.org et suivez nos actus en vous inscrivant au flux des billets (en haut à droite du blog), écrivez-nous à florence@cdpousse.org et pour faire un don, cliquez ici