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jeudi 25 septembre 2014

821 km de course et 8612 € de collectés !




Des chiffres :

  • 1 podium pour Murielle. Première des vétérans cat.1 et 5e des femmes sur le 45 km : 5h et 7 sec. !
  • 1 place de 42e sur 380 au départ pour Nicolas sur le 83 km : 9 h et 53 min.
  • 3 kg de pâtes sur la table la veille de la course.
  • 15 coureurs motivés.
  • 38 dons récoltés par le meilleur collecteur.
  • 171 dons enregistrés à ce jour.
  • 300 bénévoles sur le parcours des courses.
  • 821 km courus ce samedi par nos traileurs.
  • 10000 allers et retours pour guetter, rattraper, encourager, motiver, menacer, admirer, acclamer et récupérer nos coureurs.
  • 16000 mètres de dénivelé avalés par nos champions au total, l’équivalent d’un Everest et un K2 réunis !
  • Et un dernier chiffre : 8612 euros de collectés pour Nagou, 126% de l’objectif de départ !


La veille au soir : au menu, pâtes et compote de pommes.
Victor, très tôt le matin, au départ du 83 km.
Remise des dossards du 15 km un peu plus tard : Anna, Marguerite, Victorine, Périne et Lucas


Griffes de sorcières sur le parcours

Dominique, début des 83 km. Tout va bien !
 
Pierre à l'arrivée des 45km : « Je veux un ice-teeeaaa ! »



Alexandre avec Pierre, ami et supporteur attentif.
Alex a trouvé un second souffle pour finir et boucler les 83 km !
Nicolas, 42e sur les 330 à l'arrivée du 83 km

 

 

Des mots :


« Wahou ! » (Fabien)
« Ambiance exceptionnelle »
« Ambiance géniale »
« Un nombre incroyable de bénévoles »
« C’est la première fois qu’on m’épluche mes quartiers d’orange ! » (Fabien)
« Un paysage magnifique » (Anna)
« Je n’étais pas bien, je n’arrivais pas à m’alimenter, à Bangor j’ai failli abandonner mais impossible, j’ai pensé à tous mes donateurs ! (Alexandre, médaille d’argent des collecteurs)
« Dur, raide. Plus de sentiers côtiers avant trois mois ! »


Le lendemain, une... phodeur intéressante !


Une ambiance électrique et prenante par un temps radieux dans un site exceptionnel : la Bretagne sous son meilleur jour !  C’était vraiment un très beau week-end de solidarité. Nous avons pu communiquer sur Nagou, parler ce notre action, expliquer et puis, il faut bien le dire, nous nous sommes aussi amusés comme des fous à… courir après ceux qui courraient. ! Et même à courir avec, comme l’a fait Patrick pour encourager l’un de nos traileurs qui faiblissait.

Préparation du match. Lisez bien le haut de la banderole : ils étaient avec nous le jour du trail mais nous étions aussi un peu là-bas samedi dernier !


Pendant ce temps, à Nagou...


... Que se passait-il ?  Un grand match de foot avait été organisé,  pour encourager nos coureurs et être solidaire de leurs efforts, les bleus ont joué contre les rouges, juste après une grande pluie. À cette heure nous ne savons pas qui, des bleus ou des rouges, ont gagné le match !

La boue, les joueurs de foot en ont l'habitude, mais jouer pieds nus ?!



Patrick part au Togo dans les semaines qui viennent. Comme d’habitude, il fera le point sur les travaux en cours. Il fera aussi le point sur les besoins des villageois afin de décider des travaux pour 2015. Où en est la construction des latrines (toilettes sèches) ? Les plantations ?  La remise en état des forages ? L’exploitation des grottes de Nok ?

Construction des latrines non loin du site de l'école. Pas très sexy comme photo, mais l'utilité de la construction n'est pas à démontrer !

Encore beaucoup de travail et de discussions en vue. Mais grâce à vous tous et à votre soutien, cela avance plus vite. Bravo aux coureurs-collecteurs, merci à tous les donateurs et à tous ceux qui suivent notre action !

À bientôt...



vendredi 13 juin 2014

De l'eau, de l'eau, encore de l'eau...



Des ornières qui deviennent fondrières et rendent indispensables les 4x4 pour se déplacer dans la Région des Savanes


Ce  dernier week-end de Pentecôte a été riche en épisodes climatiques calamiteux : orages spectaculaires, grêles destructrices et pluies diluviennes. Les chanceux se trouvant dans l'est n'ont pas eu à se plaindre mais les parisiens n'ont pas été à la fête. Sur l'ensemble du territoire, lundi, les services d'incendie et de secours ont été sollicités plus de deux mille fois, pour déblayer les voies, réparer et bâcher les toitures endommagées par le vent et la grêle et intervenir dans les maisons inondées. Tout cela n'est pas inhabituel mais reste rare. Et puis nous, en France, dans ces cas -là, nous avons le 15 : «... Vous savez demandé les pompiers... ne quittez pas... »
Pour nos amis togolais, la pluie, c'est le signe de vie, de reprise des cultures et pour eux, des pluies diluviennes, ce n'est ni rare ni inhabituel. Et pas de 15, juste la communauté pour aider.
Rappel : il n’y a qu’une saison des pluies dans la moitié nord du pays, plus élevée en altitude, où se trouve Nagou, contre deux au sud, plus plat. Dans cette région de climat subsaharien semi-aride, on ne distingue donc que deux saisons : une saison des pluies entre mai et octobre, et une saison sèche entre novembre et avril. 




À Paris, en fin de week-end, on pouvait aussi parler de mousson tellement l'humidité était suffocante. Alors il vous faut imaginer cela à Nagou pendant des jours et des semaines, presque toute la durée de la saison des pluies. Oh, il ne pleut pas tout le temps, mais il y a souvent des averses violentes qui noient les paysage et les routes sous de gigantesques mares d'eau. Nous en avons eu un petit aperçu en janvier, lors d'une averse exceptionnelle à cette époque de l'année. En quelques minutes, le paysage est devenu une multitude de flaques d'eau et de boue rouge. La latérite ne boit pas cet excès d'eau qui s'accumule et cause de gros dégâts : routes emportées et cases détruites. Nagou est sur un plateau et risque moins ces inondations destructrices. Ces dernières années la route pour accéder au pied du plateau s'est beaucoup améliorée. On monte à Nagou par un long ruban bétonné qui semble indestructible. Il m'a fait penser aux plaques de l'autoroute du Sud qui nous secouent dans tous les sens depuis des années. Mais au moins ce béton a l'air solide et moins sujet à être emporté.
Mais on ne peut parler de la saison des pluies sans ajouter que, bien que nous n'en ayons vu que le tout début, la transformation brutale de la nature est un phénomène fascinant. Les rouges de la terre et les verts, tendres et violents à la fois, sautent aux yeux et vous font aimer ces paysages qui deviennent éclatants de beauté sauvage.
Cette nature si proche et si belle mais qui reste malgré tout si dangereuse pour celui qui ne se méfie pas. 



Pour en savoir plus

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