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lundi 25 avril 2016

20 km de lausanne : ils l'ont fait !


Froid, averses de neige et côtes à n'en plus finir : nos deux collecteurs ont brillamment terminé leur course.





Juliette (10 km)  :  51'33" 

175e sur 1663 en F senior –  456e sur 4376 femmes


 
Juliette : record personnel battu sur les 10 km !

Commentaires à chaud :
« Une très bonne course, une bonne ambiance, des supporters tout du long  mais des coureurs pas très bavards » «
« J'ai beaucoup aimé les carottes au ravito de l'arrivée ! »
« J'ai battu mon record des 10 km »


Elle a bien mérité sa jolie médaille !



Pierre-Luc (20 km)  :  1'45"54  

14e sur 38 en H65 – 2641e sur 3554 hommes

 

Commentaires à chaud :
« J'ai couru une trentaine d'éditions mais c'est la première fois que je la fais sous la neige »
« Je revois les mêmes personnes d'année en année... je retrouve un copain d'études avec qui j'ai fait l'EPFL* ... on ne se voit que là. »
« Quand je montais à la cathédrale, j'ai entendu un spectateur me traiter d'homme des cavernes... il faisait froid et je portais un bonnet où il était écrit Crédit Suisse **! Cela m'a fait rire. » 

page de campagne des 20 km de Lausanne

page de collecte de Juliette

page de collecte de Pierre-Luc




 Pas de photos de Pierre-Luc, je vous l'ai dit, il file comme le vent et votre photographe amateur n'a pas réagi assez vite 😟.
Un grand merci à tous deux qui ont collecté, grâce à cette course, 1285 €, presque la moitié de la somme nécessaire à la réfection du forage de la cantine du village de Nagou. Bravo pour la performance et merci pour la générosité ! 
Prochain rendez-vous sportif : Belle-Ile-en-Trail mi-septembre prochain.

*EPFL : École polytechnique fédérale de Lausanne. ** Crédit Suisse : ces bonnets sont très datés et très reconnaissables pour un public suisse. Inusables, ils datent d'il y a une trentaine d'année du temps où cette banque soutenaient des actions sportives. Le spectateur a voulu s'amuser au dépend de notre coureur 😏



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mercredi 23 décembre 2015

coup de pousse vous souhaite un joyeux Noël

 et une très bonne année 2016

 

Cliquer sur l'image pour voir l'animation

lundi 30 novembre 2015

Ensemble, on soulève des montagnes !

En fait de montagnes, il s'agissait de cinq extracteurs d'oxygène pesant 32 kg chacun et de 70 cm de hauteur. Mais commençons par le début. Plantons le décor de cette petite histoire qui sort un peu de notre mission mais qui mérite d'être contée :

L'un des extracteurs d'oxygène

Voyage de décembre 2014 

Patrick et moi visitons l'hôpital de Dapaong. Le médecin responsable s'appelle Séverin. Nous en avons déjà parlé. Il est rotarien et c'est l'un des deux médecins de Dapaong (notre ville-base à une petite heure des villages). Les couloirs ne débordent pas de malades, nous sommes en saison sèche et il y a moins de cas de paludisme. Les salles défilent, pas toujours remplies. Des lits de fer, un confort très sommaire. Dans une salle, tout seul, posé sur un lit protégé par une housse en plastique vert foncé, un petit bébé. Une petite crevette, avec des tubes partout, perdu au milieu de ce grand lit. Ni Patrick ni moi n’avons de formation ou d'expérience médicale. Nous nous taisons, muets tout d'un coup. 
Plus loin, un autre bébé, dans une couveuse. Une crevette encore plus petite, sous oxygène. Séverin se fâche alors et demande à la famille de sortir de la pièce car ils prennent de l'oxygène au bébé. C'est là que nous voyons pour la première fois l'importance et la fonction d'un extracteur d’oxygène*.
Nous sortons de cette visite d'hôpital ébranlés et l'estomac noué.

Christian est un ami d'adolescence de Patrick. On ne portera pas atteinte à leur vie privée en disant qu'ils ont fait les quatre cents coups ensemble dans leur jeunesse. coup de pousse les a rapprochés.

Voyage de février 2015 

Christian nous accompagne. Christian est responsable du matériel dans un grand hôpital parisien. Il visite également l'hôpital de Dapaong en regardant de très près le matériel. Il est, lui aussi, touché par le manque de moyens et les équipements de fortune quelques fois utilisés.

Les machines, qui sont remplacées par du matériel plus récent, ont été révisées sont parfaitement aptes à l'emploi

Paris, septembre 2015

Patrick reçoit un mail de Christian : « Voici des photos de mes extracteurs d’oxygène que je peux te donner. Je pourrais t’en donner cinq »

Le problème du transport

Le matériel est là, à notre disposition, mais comment l'acheminer ? Il s'agit de matériel médical, réglementé. Donc ce n'est pas aussi facile à faire sortir ou entrer d'un pays que des cartons de Duplo ou des teeshirts. De plus, le Togo taxe maintenant ses importations durement pour protéger son marché. Il y a juste un bug dans leur loi : il a été oublié de faire exception de toutes les marchandises apportées par les ONG. Enfin, nous avons Patrick et moi, à nous deux, à peu près 110 kg de franchise de bagages. Même si nous prenons le risque, il nous faudra plusieurs voyages pour les apporter ! 
Tous les deux avons encore à l'esprit l'image des ces bébés dans l'hôpital de Dapaong. Pas question d'attendre si longtemps ni de risquer de se faire confisquer le matériel. Nous devons trouver une solution.

Les extracteurs emmaillotés. Patrick va les chercher et les apporter à Roissy

La solution : une chaîne de volontés individuelles !


Il y a d'abord Mamoudou, le président du Rotary-club de Dapaong. Mamadou nous donne le contact de Pascaline. Pascaline est une togolaise qui vit en France. Elle connait des Togolais qui envoient un container à Lomé**. Elle nous met en contact avec Sam en France. Sam organise le transport vers le Togo (pour la petite histoire, nos extracteurs partent avec des lave-linge, fenêtres, vêtements et autres objets divers que nos amis Togolais vivants en France envoient à leur famille). Puis les contacts des Rotariens à Lomé réceptionnent les extracteurs et enfin Salifou, rotarien et notre expert en reforestation et agriculture, rapporte le matériel à bon port.
Les extracteurs sont impeccables. Ils n'ont pas souffert du voyage, ils sont testés : ils fonctionnent parfaitement. 

Quel bel exemple de solidarité. Juste en ce moment où on vient de nous montrer comment l'homme pouvait être cruel et sans pitié, le succès de cette opération révèle que les volontés peuvent aussi s'unir pour faire ce qui est juste et bien.

On vous le dit depuis le début : TOUS ENSEMBLE !


*dispositif médical qui fournit un air enrichi en oxygène.
**Lomé : capitale du Togo, à l'extrême sud du pays. Lomé est à une journée de voiture de Dapaong. C'est un voyage très fatigant de plus de 600 km avec de très mauvaises routes.



samedi 31 janvier 2015

Pacte d'aide aux villageois : enfin signé !






SIGNÉ ! C'était l'un des objectifs de notre voyage de décembre. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Qu'est-ce donc que ce pacte (PAV) ?
On ne l'a presque jamais mentionné dans nos publications précédentes mais c'est un document très important pour nous, l'aboutissement d'un an de sensibilisation. C'est un document contractuel certes, mais pas seulement cela, c'est aussi une démonstration et un symbole.

En premier lieu, c'est un contrat entre toutes les parties en présence : coup de pousse, les villageois, représentés par le chef de village et les présidents des comités, les autorités administratives et le Rotary club de Dapaong. Un document où les droits et les devoirs de chaque partie sont écrits en clair et signé par tous : coup de pousse s'engage à trouver des bailleurs, les autorités administratives (préfet, direction du ministère de la culture, chef de canton) s'engagent à nous faciliter les démarches et à nous soutenir, les villageois à respecter le plan de développement local élaboré ensemble. Un document important, oui, mais dont le côté contractuel, finalement, est presque accessoire.

Car ce PAV, c'est aussi une démonstration, la preuve que nous pouvons, en unissant nos énergies, arriver faire quelque chose de très compliqué ensemble. Car ce n'est pas toujours facile de se comprendre entre les villageois, les rotariens et nous, les « Yovos* », qui arrivons pleins de bonne volonté : différence d'éducation, de milieu, de culture, de façon de mettre en œuvre des projets. Culture française d'entreprise et culture africaine, deux mondes très différents. De plus à Nagou, ce n'était pas gagné d'avance car il y a trois clans, pas toujours d'accord ensemble. Il faut alors faire primer l’intérêt général et là, l'apport du RCD** et des autorités ont été primordiales. Sans toute une campagne de sensibilisation très lourde qu'ils ont menée sans relâche, nous n'aurions jamais abouti au pacte. Trouver des fonds est relativement facile, mais lutter contre la pauvreté implique une éducation réciproque de toutes les parties en présence, et le PAV est l'aboutissement de cet apprentissage mutuel (et d'erreurs réciproques).

Le PAV, c'est enfin un symbole, car c'est tout tout un village qui s'engage. C'est d'ailleurs peut-être le seul document que certains villageois signeront dans leur vie. C'est le symbole de leur appropriation du projet. C'est leur projet, projet qu'ils vont partager avec les trois autres villages du plateau (Djapack, Boré et Lockperdou avec lesquels il faudra s'entendre sur les sites du futur collège et de la future unité de soins de proximité (USP). Car chaque village signera un PAV. Et pour les autorités, c'est le symbole très fort de leur engagement et de leur promesse de non-récupération des projets à des fins politiques, un document unique pour eux et tout à fait inhabituel.

Voilà, maintenant, yapuqu'à !


Rassemblement du village sous les manguiers


* Yovos : surnom que nous donnent nos amis togolais, les Blancs, quoi !
** RCD : Rotary club de Dapaong



mardi 6 janvier 2015

Les grottes de Nok

Panorama des grottes

Petit rappel : ces grottes appartiennent au village de Nagou et sont sur la liste des sites proposés au patrimoine mondial de l'UNESCO. Elles le méritent mais elles sont mal exploitées et la gestion de la caisse des entrées est malaisée : grille des prix floue, tarifs négociés très aléatoirement, trop de guides (six). Sur le site même, aucune infrastructure n'est prévue pour accueillir les touristes et leur permettre de se désaltérer après la visite. Pas de parking non plus.


Avec le responsable du ministère de la culture et ses adjoints

Nous avons dans nos bagages des affiches et 300 plaquettes à mettre dans des endroits stratégiques. Nous les avons conçues en étroite collaboration avec le ministère de la culture assez tatillon sur certains points. Le lendemain, à Nagou, nous présentons nos documents aux guides officiels et au comité des grottes. Les guides sont six en principe, mais seulement trois sont régulièrement présents aux réunions. En fait deux guides suffisent amplement alors le choix de ceux qui garderont leur job sera donc vite fait. Le troisième larron ne restera pas sur le carreau, il sera guichetier ou tiendra la buvette.


Les guides et les membres des comités découvrent la plaquette




Deux guides, Coulbene et Laré


Ensemble nous allons sur le site, situé à l'entrée du village. Il faut baliser précisément une zone tampon déterminée par le ministère de la culture togolais. Aucune construction ne sera possible dans cette zone. Le guide présent lors de la visite du fonctionnaire nous montre les bornes et Patrick relève les points GPS. Trois magnifiques manguiers poussent non loin. L'emplacement de la buvette est donc tout trouvé. Mais qui dit buvette, dit aussi réfrigérateur, donc énergie. Energie solaire ? Probablement mais à étudier. Il faut également matérialiser l'emplacement du parking, le guichet de vente des tickets, penser à la signalisation routière (en venant de Lomé* aucun panneau n'indique les grottes), à sécuriser les lieux... 







« Raccourci  » de la vallée vers le plateau qui passe le long du site des grottes. Il y a quelques mois, une femme portant un sac de maïs, est tombée. On a dû l'amputer d'une partie de la jambe. Après avoir entendu ceci, est-il encore besoin de motivations supplémentaires pour aménager un chemin d'accès plus facile ?!

Le projet grottes est au budget de 2015 et doit donc démarrer rapidement. Pratiquement il y beaucoup de petits détails à régler. Il y a enfin une dernière dimension à prendre en compte : ce site exceptionnel doit rester beau et être représentatif de l'habitat local (apatame et non tôles ondulées), avoir un minimum de confort (des latrines décentes) et rester propre afin de respecter la beauté des lieux. De quoi bien nous occuper pendant les prochains mois !

* capitale du Togo, à l'extrême sud du pays




Pour en savoir plus

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